La différence par Michelin...

Formule 1

Daniel Striani

Publié le

La différence par Michelin...
© EPA
Les pneus Bridgestone seuls en cause dans le recul des Ferrari?

NÜRBURGRING A la veille du GP d'Europe, Michael Schumacher et Ferrari auraient signé des deux mains si on leur avait dit que leur avance aux classements pilotes et constructeurs aurait gonflé à la sortie du Nürburgring. C'est d'ailleurs ce qui s'est produit car le quintuple champion du monde compte, aujourd'hui, sept unités d'avance sur Raikkonen, contre trois auparavant, tandis que la Scuderia en possède treize de plus que Williams- BMW, contre les neuf qu'elle détenait par rapport à McLaren-Mercedes avant ce dernier week-end.

Pourtant, au moment de quitter le circuit allemand, les regards des Ferraristes ne pétillaient pas de félicité car ces données chiffrées étaient finalement les seuls éléments positifs à retirer du GP d'Europe. Il semble désormais établi que les deux Williams-BMW FW 25 de Ralf Schumacher et de Juan Pablo Montoya ainsi que l' obsolète McLaren-Mercedes MP 4/17 de Kimi Raikkonen font davantage que rivaliser avec la F 2003-GA de Michael Schumacher. Mais où donc les rivaux de la Scuderia ont-ils trouvé la parade? «Si les Ferrari étaient équipées de pneus Michelin, elles seraient loin devant les autres!» pouvait-on entendre au Nürburgring.

Il ne fait aucun doute que le manufacturier français produit aujour- d'hui des gommes plus performantes que Bridgestone. A Montréal déjà, il fallut toute la science de Schumi pour contenir le retour de son frangin et de Montoya. Le Colombien a eu moins de scrupules que Ralf au moment d'attaquer le leader du championnat, dimanche, au Nürburgring. Et il s'en est fallu de peu pour que M. Schumacher ne demeure coincé dans le bac à sable sans qu'on puisse reprocher quoi que ce soit à Montoya. Comme le GP de France à Magny-Cours est programmé dès le week-end prochain, il n'y a pas à pavoiser dans le clan des Rouges. Bridgestone inversera-t-il la tendance en quelques jours? Difficile à imaginer. Mais au fond, ce n'est pas plus mal pour le spectacle. A sept Grands Prix de la fin, même Barrichello, en poussant un peu loin le bouchon on vous le concède, peut rêver de devenir champion du monde puisque son retard n'est que de 21 points. C'est dire si Raikkonen, R. Schumacher, Montoya et, dans une moindre mesure, Alonso peuvent se nourrir d'espoirs plus ou moins concrets...

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