Le grand retour du roi Michael

Formule 1

Olivier de Wilde

Publié le

Le grand retour du roi Michael
© Photonews

Le champion du monde des statistiques intérimaire chez Ferrari


Schumacher se teste sur la F2007 à Mugello


Van Vliet : "Pour moi, il n'a rien à perdre"


Van de Poele : "C'est physiquement accessible..."


MARANELLO La - bonne - nouvelle, tombée mercredi à 18 h, a presque totalement éclipsé le retrait catastrophique de BMW de la F1. À croire que le timing de ces deux grandes annonces avait été réglé par Bernie Ecclestone... Schumi est de retour, "pour au moins deux GP" , a-t-il annoncé (Valencia et Francorchamps, une semaine plus tard).

Si le septuple champion qui va reprendre fin août le volant d'une Ferrari a marqué d'une empreinte indélébile la F1 dont il a conquis la quasi-totalité des records, l'homme n'a toutefois pas l'aura de certains de ses prédécesseurs. Il n'est pas revenu des morts comme Niki Lauda. Il n'a pas croisé la Camarde au sommet de son art comme Jim Clark. Il n'irradie pas de lueur mystique comme Ayrton Senna. Il n'a pas l'étoffe d'un héros à la Juan Manuel Fangio. Il n'a pas la bonhomie de Keke Rosberg. Il est loin de la classe so british de Jackie Stewart. Il n'a pas la tête brûlée de Nigel Mansell, ni l'humour déjanté de Nelson Piquet.

Mais statistiquement , il est le plus grand ! Sans jamais se montrer un élève surdoué, Schumacher a fait ses classes en karting, Formule Ford et F3, avant d'intégrer le junior team de Mercedes avec Frentzen et Wendlinger. En 1991, il fait son entrée en F1, à Spa-Francorchamps, au volant de la Jordan verte de Bertrand Gachot, emprisonné. Quelques tours du toboggan belge et Flavio Briatore, alors patron de l'écurie Benetton, débauche l'Allemand qui obtient avec lui deux titres mondiaux.

Arrivé en 1996 à Maranello, Schumi met quatre saisons avant de s'imposer durablement au pouvoir. Sous la direction de Jean Todt, il réussit à remettre la Scuderia au sommet de la hiérarchie du sport automobile, ce que même Prost n'avait pas su faire. Aucun pilote de la Scuderia n'avait plus coiffé la couronne mondiale depuis 1979, mais l'Allemand drape d'un voile rouge le championnat pilotes de 2000 à 2004 inclus.

Et à partir de 1999 , la Scuderia enchaîne six titres de constructeurs, une distinction qui la boudait depuis 1983. Mais en 2005, le jeune prodige espagnol Fernando Alonso renverse de son piédestal un Schumi abandonné par sa cavalerie, la monoplace F2005 se montrant incapable de rivaliser. L'envie de gagner pousse cependant Schumacher à honorer sa dernière année de contrat en 2006, où il rivalise longtemps pour le titre. Tout au long de ses seize années en F1 (onze chez Ferrari), il n'a jamais perdu sa rage de vaincre. L'accrochage avec Hill qui lui a valu le titre en 1995 et celui avec Villeneuve qui lui a coûté l'exclusion du Championnat 1997 symbolisent un jusqu'au-boutisme qui a pu indisposer une partie du public et nuire à son image.



© La Dernière Heure 2009

Vos articles Sports

Newsletter Sports+

Fil info