Leinders: «Le GP de Belgique comme objectif»

Formule 1

Propos recueillis par Olivier de Wilde

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Leinders: <i>«Le GP de Belgique comme objectif»</i>
© Pirard
Avec Jordan F 1, Bas Leinders va déjà réaliser la moitié de son rêve

BRUXELLES Cette fois, face à l'ensemble de la presse sportive, en présence de son manager Marc Guiot et de Didier Defourny, promoteur du Grand Prix de Belgique de Formule 1 (mais sans représentant du RACB!), Bas Leinders a tout avoué: oui, il pilotera, en effet, une F 1, la Jordan-Ford EJ 13, mercredi prochain, à Barcelone. Le début, on l'espère, d'une grande aventure avec le retour d'un Belge sur les Grands Prix.

Dans quelques jours, votre rêve va donc se réaliser?

«Oui, enfin, une partie seulement de mon rêve. La première qui était de rouler un jour en Formule 1. J'y ai toujours cru. J'ai fait beaucoup de sacrifices et mangé beaucoup de pâtes pour y arriver. Car si mon père était millionnaire, j'y serais depuis longtemps. Maintenant, je suis certain que cela va me donner encore plu senvie d'aller plus loin. De devenir pilote d'essai, puis de disputer un Grand Prix, puis toute une saison, le rêve ultime étant de décrocher le titre. A 28 ans, j'y crois encore.»

Mais il ne faudra absolument pas rater cette chance unique.

«C'est clair que je ne peux pas décevoir et que je devrai me montrer à la hauteur de vos attentes et, surtout, de celle des ingénieurs de l'équipe qui vont me tester en me faisant essayer quelques évolutions prévues pour la monoplace 2004. Il ne s'agira pas d'un simple roulage comme pour l'Allemand Glock la veille, sponsorisé en F 3 par Deutsche Post. Il y a un objectif, une finalité derrière.»

Quelle est-elle précisément?

«Pour le team Jordan, trouver un pilote d'essai d'expérience pour rouler le vendredi, lors des dix-huit week- ends de GP. Je ne connais pas la F 1, mais j'ai dix saisons en monoplace dans les jambes. C'est un atout par rapport aux jeunes de 20 ans. Je tiens donc la corde. Pour autant que je trouve les budgets nécessaires. J'espère que ce test servira de détonateur. Cet argent, je suis certain qu'on peut le trouver en Belgique. Il existe assez d'entreprises florissantes et dynamiques.»

De quelle somme parle-t-on?

«En négociant, je crois que 2,5 millions€ feraient l'affaire.»

Cela peut-il se trouver d'ici au GP d'Australie?

«Avec de la motivation et de l'engouement, oui. Et puis, sinon, je peux débuter la saison à Imola ou même plus tard. Le minimum que j'espère est de rouler lors des essais du vendredi, dans le cadre du GP de Belgique. Pour cela, je me donne une chance sur deux. Le plus fantastique serait évidemment de pouvoir faire la course devant mon public. C'est tout à fait envisageable. Mais là aussi tout est une question d'argent.»

Sportivement, qu'attendez-vous de cet essai en Espagne ?

«D'abord me rassurer. Prouver que je suis capable de piloter une F 1. J'ai déjà fait quelques simulations de départs sur ordinateur, à Silverstone, mercredi. Prendre mes marques, ne pas faire de grosse bourde et mériter de revenir en 2e semaine. Il ne faudra pas comparer mes chronos avec les Ferrari ou les Williams. Même pas avec la Toyota de Briscoe, par exemple, même si je sais que je suis plus rapide que lui. Je prendrai comme référence les temps du pilote titulaire qui me succédera le jeudi. On parle d'Heidfeld que j'ai déjà battu en F 3.»

© Les Sports 2004

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