Notre compatriote n'a pas reçu sa superlicence. Patience jusqu'en Malaisie
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MELBOURNE Jusqu'à moins d'une heure du début de la première sance d'essais libres, Bas Leinders a espéré que les pontes qui composent le jury habilité à délivrer la superlicence lui fassent une fleur. Mais les Bernie Ecclestone, Jean Todt et autre Frank Williams qui, par le passé, ont parfois dû essuyer de sérieuses critiques de la part de Paul Stoddart, le directeur général de Minardi, n'ont finalement pas accédé à sa demande et à celle de son écurie. Décision politique, donc? Pas impossible. Pour rappel, le Limbourgeois aurait dû emmagasiner 300km de tests en deux jours maximum sur une F 1 pour avoir droit d'office à cette superlicence. Victime notamment d'une sortie de route prématurée il y a un mois au volant d'une Jordan à Barcelone, il ne répondait pas à ce critère.

«Si j'avais signé plus tôt chez Minardi, les choses auraient été différentes aujourd'hui, mais vous savez, il y a plus de dix ans que je baigne dans le sport automobile et je sais que, parfois, il y a des points du règlement qu'il faut suivre et respecter, explique Bas Leinders. Parfois, avec un brin de chance, il y a des exceptions, mais ce ne fut pas mon cas ici. On ne s'est pas basé sur mon CV pour entériner cette décision. Aujourd'hui, malheureusement, le règlement n'est plus le même qu'à l'époque où une superlicence avait été octroyée à Raikkonen.»

Sur le coup de 11h hier matin, Bas Leinders ne s'est donc pas engagé sur le tracé de l'Albert Park dans le baquet de la Minardi PS 04 et n'a pu enchaîner les tours qu'ont en revanche accumulés Björn Wirdheim (Jaguar), Timo Glock (Jordan), Anthony Davidson (BAR) et Ricardo Zonta (Toyota), les autres troisièmes pilotes présents. Il a cependant suivi de l'intérieur des stands les deux séances d'essais libres, scrutant de près le travail des ingénieurs, des mécaniciens et des deux pilotes, Gianmaria Bruni et Zsolt Baumgartner. «Cela dit, quand j'ai paraphé mon contrat avec Minardi, je ne m'attendais pas à participer aux essais libres des trois premiers GP, poursuit Bas. C'est l'écurie qui a souhaité ma présence ici pour me présenter officiellement et pour tenter d'obtenir la superlicence. D'un autre côté, j'ai déjà rempli tous mes devoirs techniques vis-à-vis de la FIA, comme les exercices d'extraction de la monoplace.»

Reste donc à accomplir les kilomètres nécessaires, ce qui sera normalement chose faite jeudi prochain en Italie. «Je m'y emploierai soit à Fiorano, soit à Misano, fait noter le Limbourgeois. Et si nous devions rencontrer un souci ou l'autre, nous effectuerons encore une demi-journée supplémentaire de tests le lendemain.»

Bref, Bas Leinders pourra attaquer à partir de Sepang dans quinze jours. «Mais ne croyez pas que je sois déçu aujourd'hui. J'ai déjà appris pas mal de choses ici à Melbourne. Un team de F 1 ça fonctionne, dans les grandes lignes, comme en F 3000 ou en World Series Nissan, sauf qu'il y a plus de monde ici et que la monoplace est un peu plus compliquée.»

© Les Sports 2004