GP d'Espagne 1976. La fédération impose de nouvelles règles strictes sur les dimensions des monoplaces. L'écurie McLaren, alors dirigée par Teddy Mayer, pensait que ses voitures étaient tout à fait conformes, mais n'avait pas réalisé qu'avec les nouveaux pneus arrière de Goodyear , elles étaient 18mm trop larges. Après sa victoire à Jarama, James Hunt fut disqualifié suite à une plainte de Ferrari dont le pilote Niki Lauda avait terminé 2e. Par après, McLaren ayant plaidé sa bonne foi et une interprétation différente du règlement, fut reclassé. Mais le ton était donné.

GP d'Angleterre 1976. Les Ferrari de Lauda et Regazzoni s'accrochent au départ. James Hunt arrivent derrière et tape dans le tas provoquant un drapeau rouge. Le Britannique parvient néanmoins à rejoindre son stand via un raccourci pour faire réparer sa monoplace. Ferrari proteste mais sous la pression du public, les officiels le laissent prendre le second départ. Hunt remporte la course à nouveau devant Lauda. Mais cette fois, la plainte de la Scuderia est entendue et le Britannique sera définitivement rayé du palmarès. En fin de saison, McLaren prétendra que Ferrari a utilisé durant 11 GP un refroidisseur d'huile dans une position non réglementaire.

GP d'Italie 1976. La guerre Ferrari-McLaren se poursuit à Monza où les officiels italiens prétendent que l'essence Texaco utilisée par McLaren présente un taux d'octane illégal mesuré à 101.6 alors que le maximum autorisé est de 101. Hunt perd donc son chrono du samedi, ce qui le met 12e seulement sur la grille. Furieux, le Britannique se crashe en tentant de remonter dans le peloton. Il est hué par les tifosi lors de son retour, à pied, vers les stands.

GP du Japon 1990. Le pilote McLaren Ayrton Senna sort volontairement la Ferrari d'Alain Prost au premier freinage à Suzuka, le Brésilien remportant ainsi le championnat et prenant sa revanche sur le Français qui avait été titré de la même manière à Suzuka (le fameux freinage à la chicane où les deux monoplaces tirent tout droit) l'année précédente.

GP d'Europe 1997. Michael Schumacher s'accroche avec le Canadien Jacques Villeneuve au premier freinage à Jerez dans une manoeuvre rappelant celle de Senna sur Prost. Mais l'Allemand loupe son coup, échoue dans le bac et perd le titre. Ferrari essayera de détourner l'attention en prétendant que McLaren et Williams s'étaient arrangés pour truquer les résultats et rouler ensemble contre Ferrari. Jean Todt menace même de produire les enregistrements des conversations radios. Mais c'est finalement bien Michael Schumacher qui est exclu du championnat.

GP du Brésil 1998. Des photos des freins arrières indépendants de la McLaren sont envoyées à la FIA qui décide d'interdire ce système. Ron Dennis prétexte avoir reçu l'autorisation de Charlie Whiting d'utiliser ce système de freinage. Même si la plainte était signée par plusieurs teams, McLaren vit là une initiative de Ferrari.

GP de France 1998. Ron Dennis sous-entend que le directeur de course avantage Ferrari après avoir vu la procédure de départ arrêtée alors que la Stewart de Verstappen avait calé sur la grille et que les McLaren étaient en tête. Au Canada quelques semaines plus tôt, la course emmenée par les Ferrari avait suivi son cours alors qu'une monoplace avait décollé sur l'autre à l'extinction des feux. Dennis fut encore plus étonné de voir Michael Schumacher franchir la ligne d'arrivée en vainqueur dans les stands pour purger un stop and go .

GP de Belgique 1998. Sous le déluge, Schumi mène confortablement la course jusqu'au moment où, dans la descente vers Pouhon, il tape violemment dans l'arrière de la McLaren de David Coulthard à qui le pilote Ferrari allait prendre un tour. Schumacher abandonne au stand, sort comme un fou de sa monoplace et fonce vers DC qu'il accuse d'avoir essayé de le tuer.

GP de Malaisie 1999. De retour de blessure après son accident de Silverstone, Michael Schumacher aide Eddie Irvine à gagner et reprendre ainsi de précieux points sur Mika Hakkinen. Mais on apprend le soir que les pontons de la Ferrari ne sont pas conformes. La victoire et le titre reviennent à Hakkinen. Mais Ferrari va directement en appel et l'Irlandais est reclassé. Le titre est donc remis à Suzuka où l'honneur est sauf puisque le Finlandais s'impose.

GP d'Italie 2003. Ron Dennis et McLaren battent régulièrement Ferrari et Bridgestone. Mais le manufacturier japonais découvre que les pneus Michelin utilisés par McLaren s'élargissent en chauffant. Mais la mesure se fait avant la course. Les pneus sont donc conformes. Mais une pétition circule et finalement la FIA impose à Michelin de changer la construction de ses gommes. Ferrari proteste même et demande à ce que toutes les victoires de la saison de Michelin soient annulées. On n'en arrive pas là, mais en diminuant ainsi l'ennemi, Ferrari a bien aidé Michael Schumacher dans sa quête du titre face à Kimi Raikkonen.



© La Dernière Heure 2007