À l'issue des premiers essais libres

FUJI Habitué à découvrir les circuits cette saison, Lewis Hamilton a donné le tempo du nouveau tracé du Mont-Fuji en signant, hier après-midi, le premier temps de référence du circuit accueillant ce week-end le GP du Japon, antépénultième manche du Mondial.

"J'ai fait le tour du circuit à pieds jeudi et j'avais hâte de monter dans la voiture" , racontait l'étonnant leader du Championnat du Monde. Quant à l'interminable ligne droite de 1,5 km, "elle est si longue qu'on aurait le temps de boire une tasse de thé", note le Britannique.

Une impression partagée par son équipier Alonso : "Je savais que la ligne droite était longue, mais une fois dans la voiture, elle m'a semblé encore plus longue que je ne pensais".

Chez Ferrari, Kimi Raikkonen, le plus rapide en action le matin, a finalement dû se contenter du troisième meilleur chrono de la journée, à près de quatre dixièmes d'Hamilton, mais avec un minimum de reconnaissances. Avant de le survoler en hélicoptère jeudi et de le trouver "simple", le Finlandais n'avait vu le tracé "que dans les journaux".

Après trois heures d'essais libres, Iceman reconnaissait cependant "la difficulté à trouver les bons réglages. L'auto était bien équilibrée pour la première séance, mais on a voulu modifier les réglages lors de la deuxième séance et ce changement n'a pas produit l'effet escompté, ce qui fait que nous sommes revenus aux réglages du matin" , explique le pilote Ferrari.

Réponse sur la piste

Leader du Championnat avec deux points d'avance sur Alonso et treize sur Raikkonen, meilleur chrono des premiers essais vendredi, Hamilton sait que le manque d'expérience par rapport à ses deux chevronnés rivaux peut jouer contre lui. Des trois prétendants à la couronne, il est d'ailleurs visiblement le plus nerveux, continuant de répondre, quand Alonso les élude, aux questions concernant ses relations personnelles - ouvertement tendues - avec son coéquipier. Un team mate auquel il reproche un manque de loyauté dans l'affaire d'espionnage qui a conduit à l'exclusion de McLaren-Mercedes du championnat des constructeurs. En plus de son agressivité au départ du dernier GP de Belgique. Sa réponse, il préfère toutefois lui donner sur la piste. Et cela de manière la plus loyale possible. "Je vais attaquer, attaquer et encore attaquer, mais sans commettre d'erreur" , promet le nouveau héros de la F1.

Alonso aura la même attitude : "Nous nous battons pour le titre, mais nous sommes intelligents et nous ne nous accrocherons pas , assure l'Espagnol. Nous voulons bien sûr gagner la course, mais nous voulons surtout franchir la ligne." Voilà au moins un point sur lequel les deux pilotes McLaren-Mercedes s'entendent...



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