Ainsi si Mercedes a confirmé ce matin dans un communiqué qu'elle en resterait-là et ne ferait pas appel de la décision devant le Tribunal Sportif de la FIA, arguant la grande sportivité de la marque allemande, certains gestes confirment néanmoins que Lewis Hamilton et Toto Wolff l'ont - logiquement - toujours en travers de la gorge et ne sont pas aussi bons perdants que ne laisse entendre le communiqué.

Ainsi, après avoir refusé de livrer la Formula E et la Mercedes championnes du monde pour la photo de fin d'année, après le communiqué incendiaire de Suzie Wolff diffusé quelques minutes après celui de Mercedes, Toto Wolff a confirmé que Lewis Hamilton et lui n'assisteraient pas à la remise des prix de ce soir à Paris.

Il s'agit pourtant d'une obligation pour le vice-champion selon le Règlement Sportif de la Formule 1. L'article 6.6 dispose en effet que : "Les pilotes terminant premier, deuxième et troisième du championnat doivent être présents à la cérémonie annuelle de remise des prix de la FIA."

Dans une conférence avec des journalistes en ce début d'après-midi, Toto Wolff a toutefois confirmé que ni Lewis Hamilton, ni lui-même ne s'y rendraient. Le trophée des constructeurs sera tout de même récupéré par un dirigeant de l'équipe, en la personne de James Allison, directeur technique en chef de Mercedes.

"Nous ne serons pas là aucun des deux", a expliqué l'Autrichien. "Je ne serai pas là en raison de ma loyauté envers Lewis et de mon intégrité personnelle. Mais nous serons représentés par notre ingénieur James Allison, qui recevra le trophée de champions des constructeurs. J'essaie de compartimenter la colère sur le résultat du championnat pilotes et, de l'autre côté, la fierté d'avoir réalisé quelque chose sans précédent (les 8 titres consécutifs chez les constructeurs) dans l'histoire de la F1."