Dans son duel face à Fernando Alonso à trois courses de la fin

FUJI Au fur et à mesure que se rapproche la fin de saison, le duel entre les deux équipiers de chez McLaren-Mercedes, Fernando Alon- so et Lewis Hamilton, devient de plus en plus serré. En termes de points tout d'abord puisqu'à trois Grands Prix du but, le jeune Britannique ne possède plus que deux unités d'avance sur le double champion du monde alors qu'il en possédait quatorze au soir du GP de France, début juillet à Magny-Cours. D'autre part, comme on a pu le constater lors du premier virage voici deux semaines, chez nous à Francorchamps, le bras de fer entre les deux prétendants à la couronne devient aussi plus musclé sur la piste. En Belgique, le tête-à-tête a duré près d'un kilomètre. Et c'est finalement le plus expérimenté qui a eu le dernier mot. Mais on n'est pas passé loin de l'accrochage...

"J'ai mon opinion sur ce qu'il s'est passé à Spa. Si c'est avec cette agressivité qu'il veut agir, alors moi aussi je peux me montrer aussi agressif que n'importe qui ", a riposté verbalement le rookie face à la presse dans les jours qui ont suivi. "Vous savez, moi je n'ai rien à perdre. C'est Fernando qui défend son titre de champion du monde. Il y a donc plus de pression sur lui."

Un pacte de non-agressionchez McLaren ?

Mais si la bagarre pour le titre mondial a également gagné en intensité en coulisses entre le protégé de Ron Dennis et un Alonso qu'on annonce en partance (mais quittera-t-il réellement la meilleure équipe actuel- le ?), Lewis Hamilton gar- de néanmoins la tête froi- de. "Il serait idiot de risquer de s'accrocher. Nous ne devons pas oublier que nous sommes équipiers et que nos premiers adversaires ce sont les Rouges."

Ou plus précisément Kimi Raikkonen. Revenu à treize unités, le Finlandais reste menaçant. Dès lors, Hamilton (le plus rapide lors des premiers essais libres d'hier, 2 dixièmes devant son équipier), sans doute conseillé par son père... spirituel, espère conclure avec Alonso un pacte de non-agression. Du moins pour ce GP du Japon. Mieux vaut être alliés face à l'ennemi Ferrari. Car si le Nordique reprend encore quatre unités au moins aux pilotes McLaren ce week-end, il est clair que la finale se jouera à trois. Par contre, s'il ne parvient pas à réduire son retard demain, Iceman sera pour ainsi dire game over . Et les deux pilotes McLaren pourront alors en découdre lors des deux dernières courses en prenant tous les risques qu'ils souhaitent. Quitte à se donner des coups de becs et à perdre des plumes...



© La Dernière Heure 2007