Alonso accuse les mauvais choix de Ron Dennis et ne donne pas la priorité à Renault

SAO PAULO Au contraire d'un Felipe Massa tirant étrangement la tête (sans doute le Brésilien n'était-il pas très heureux à l'idée de voir son équipier porter l'an prochain le numéro 1), Fernando Alonso n'avait pas franchement l'air déçu sur la 3e marche du podium d'Interlagos. Souriant, applaudissant à plusieurs reprises Raikkonen, s'amusant avec le champagne, l'Espagnol semblait surtout heureux que la saison soit terminée. Et préférait sans doute voir Raikkonen couronné que son équipier...

S'il faudra attendre encore un peu avant de savoir ce qui se cachait derrière la tape amicale dans le dos reçue par Jean Todt et la soudaine complicité entre le Français et l'Espagnol (les deux pourraient-ils avoir été achetés par Toyota ou ont-ils fait un enfant dans le dos de Massa ?), on a de suite eu droit aux conclusions de Fernando sur ce championnat perdu "par la faute de Ron Dennis et de certains de ses choix stratégiques depuis la mi-saison. "

Même s'il a essayé de se rattraper en prétendant qu'il s'était mal exprimé, la déclaration de Ron Dennis annonçant en Chine que "notre principal adversaire n'est pas Raikkonen mais plutôt Alonso," en parlant de Lewis Hamilton a laissé des traces. Et trahit sans doute un état d'esprit même s'il serait sot de penser qu'Alonso a été saboté ou défavorisé. "Je n'ai pas été défavorisé, mais je n'ai pas été favorisé non plus alors qu'à la base j'avais plus de chance car plus d'expérience pour être sacré."

Mais pour Ron Dennis, le 1 "n'est qu'un numéro sur une voiture, pas un statut." Un numéro qu'il n'aura plus en 2008. Quant à Alonso... "Je reste sous contrat McLaren. Mais si je devais partir, Renault ne serait pas ma première option." Alors Prodrive, Ferrari ou Toyota, le suspense demeure.



© La Dernière Heure 2007