Le pilote allemand devance Sebastian Vettel et Mark Webber

MONACO L'Allemand Nico Rosberg (Mercedes), parti en pole position, a remporté dimanche à domicile, dans la Principauté où il a été élevé, le Grand Prix de Monaco, 6e manche de la saison de Formule 1, devant les deux Red Bull de son compatriote Sebastian Vettel et de l'Australien Mark Webber.

C'est la 2e victoire de Rosberg en F1, après le GP de Chine 2012. L'Allemand de 27 ans rejoint au palmarès de l'épreuve monégasque son père Keke Rosberg, champion du monde 1982 puis vainqueur à Monaco en 1983, soit il y a 30 ans exactement.

Rosberg a mené de bout en bout cette course neutralisée deux fois et interrompue une fois, pendant une demi-heure, ce qui l'a bien aidé à préserver ses pneus et surtout à éviter de faire deux arrêts pendant la course, ce qui aurait pu favoriser l'un de ses rivaux.

La première neutralisation a eu lieu du 31e au 38e tour, suite à une violente sortie de piste de Felipe Massa (Ferrari) à Sainte-Dévote. Victime d'une violente sortie de piste, Massa a été enmené à l'hôpital. Il en est sorti après après avoir passé des examens de contrôle, a indiqué la Scuderia Ferrari.

La deuxième neutralisation a eu lieu entre le 62e et le 66e tour, suite à un accrochage entre Romain Grosjean (Lotus) et Daniel Ricciardo (Toro Rosso).

Elle a aussi été interrompue une fois, au 45e tour, pendant une demi-heure, après un accrochage entre Alex Chilton (Marussia) et Pastor Maldonado (Williams). Un nouveau départ a eu lieu derrière la voiture de sécurité, pour les 33 derniers tours, et Rosberg a continué à mener la danse, jusqu'au bout.

Au classement du championnat du monde, Vettel conforte son avance sur ses poursuivants immédiats, grâce aux 18 points de la 2e place, alors que son dauphin en 2012, l'Espagnol Fernando Alonso (Ferrari), a dû se contenter de la 7e place, et que le Finlandais Kimi Räikkönen (Lotus), heurté par le Mexicain Sergio Pérez (McLaren) en fin de course, alors qu'il était 5e et pouvait espérer 10 points, n'a finalement pris qu'un seul point, celui de la 10e place.

Juste avant le départ du Grand Prix, Autosport a révélé qu'une réclamation officielle avait été déposée par Red Bull Racing au sujet d'essais de gommes Pirelli effectués par Mercedes à Barcelone début mai, juste après le GP d'Espagne.

Cette réclamation, confirmée par Christian Horner, le Team Principal de l'écurie championne du monde, ne pouvait pas avoir de conséquence directe sur le résultat de ce GP de Monaco.

Toutes les réactions

Sebastian Vettel (GER/Red Bull), 2e: "Globalement, je suis heureux et content de ce résultat, car tout le monde sait que c'est difficile de doubler ici. Bravo à Nico, il a fait un très bon travail et a bien contrôlé la course. Je pense qu'il avait le rythme qu'il fallait, et les pneus qu'il fallait pour réagir à chaque fois que j'ai essayé de me rapprocher de lui. J'ai pris un départ fantastique mais il n'y avait pas la moindre place pour passer les Mercedes, donc j'ai été obligé de lever le pied. Et puis Mark est arrivé derrière mais c'était vraiment très serré au premier virage. J'étais un peu surpris par le rythme plutôt lent des premiers tours de course, je m'attendais à mieux de la part des Flèches d'Argent (ndlr: le surnom des Mercedes) mais pendant les deux premiers tours on aurait plutôt pensé que c'était des autobus de touristes qui partaient en croisière. Leur stratégie était claire et ils ont fait un très bon travail. Mais notre équipe a choisi une bonne stratégie et nous avons pu passer Lewis (Hamilton, à l'occasion de la première neutralisation de la course). Quand la course est repartie, c'était délicat, mais on peut être content de ce résultat: nos deux voitures sur le podium, c'est très bien, donc bravo à tout le monde".

Mark Webber (AUS/Red Bull), 3e: "Avant tout, bravo à Nico, c'est un endroit très spécial pour gagner et il a fait un sans-faute, d'un bout à l'autre du week-end: c'est comme ça qu'il faut faire pour gagner ici. Même s'il est parti en tête, il faut lui tirer un coup de chapeau, bien joué ! On savait que ce ne serait pas facile en partant sur la 2e ligne, mais j'ai pris un départ absolument incroyable, pour arriver le plus vite possible au premier virage.

Sauf qu'il n'y avait pas de place du tout, ni pour Seb (Vettel), ni pour moi, donc on a levé le pied quand on a vu que Nico (Rosberg) et Lewis (Hamilton) allaient avoir un peu de mal (à tourner). On essaiera de se souvenir de ces départs pour d'autres courses (où les dépassements seront plus faciles). Après, il fallait surtout préserver les pneus et faire en sorte que notre stratégie à un seul arrêt fonctionne pour nous. On avait prévu que si la course continuait comme ça, façon petit train, il fallait éviter à tout prix de faire deux arrêts, pour ne pas se retrouver coincé dans le trafic en ressortant des stands. Donc il fallait tenir le plus longtemps possible avec les pneus, et c'est ce que tous les pilotes ont fait. C'était bien de pouvoir passer Lewis dans les stands".