Le pilote allemand mène la guerre psychologique… à sa manière !

"Ce fut un peu le bazar après la dernière course en Hongrie. Mais nous avons discuté et j’ai appris beaucoup de choses de cette épreuve. Je sais maintenant comment m’adapter pour la suite de la saison…"

En quelques phrases, Nico Rosberg a allumé la mèche hier lors de la conférence de presse. Après les consignes d’équipe non respectées en Hongrie, quand Mercedes avait un moment demandé à Hamilton de laisser son équipier le doubler, le torchon a-t-il brûlé plus fort que jamais au sein de l’équipe Mercedes ? "Je préfère ne pas entrer trop dans les détails", a rétorqué l’Allemand avec beaucoup de calme et un large sourire. Avant de nuancer davantage ses propos. "Je tiens toutefois à dire que, quand je parlais de bazar, c’est par rapport à ce qui a été publié dans la presse que je m’exprimais. Et si je ne veux pas en dire plus, c’est justement parce que je pense qu’il n’est pas nécessaire d’en rajouter…"

Dans la guerre psychologique qui l’oppose à son équipier, l’actuel leader du championnat semble décidément très fort. Avec un calme olympien, Nico évite de donner des coups directs... N’est-ce pas sa manière à lui d’énerver son équipier ?

Autre ex-champion du monde qui pourrait peu à peu perdre patience, Sebastian Vettel est pourtant apparu très relax et souriant hier. "Ça a évidemment été un début de saison difficile", avouait le dernier vainqueur spadois. "Notamment avec tous ces problèmes de fiabilité qui nous ont parfois empêché de rouler autant que nous aurions voulu. Cela va aussi nous compliquer la deuxième partie de saison car nous devrons probablement remplacer certaines pièces du Power Unit et cela nous vaudra quelques pénalités... Ce n’est pas réjouissant, mais il faudra faire avec !"

Même lorsqu’on lui rappelle que son équipier Ricciardo s’en est mieux sorti que lui, le quadruple champion du monde en titre reste très cool. "Tout d’abord, Daniel a fait du très bon boulot", affirme l’Allemand, beau joueur. "De notre côté nous avons eu beaucoup de petits et de grands soucis. Clairement, la chance n’était pas de notre côté. En tant que pilote, c’est vrai que c’est frustrant. Parfois, la F1 est très bonne avec vous, parfois vous ne pouvez pas vraiment démontrer ce que vous valez. Et jusqu’ici, Daniel a eu un début de saison moins perturbé que le mien."

Pas de doute, bien reposé après la trêve estivale, Vettel voudra renverser la vapeur dès ce week-end et ainsi faire briller son numéro 1 !