Schumi: "Non, la course ne me manque pas"

Formule 1

O. d.W.

Publié le

Schumi: "Non, la course ne me manque pas"
© AP

Michael Schumacher débarque aujourd'hui à Bruxelles; pour un match de foot...

BRUXELLES Le 10 septembre 2006 à Monza, Michael Schumacher annonçait officiellement au monde entier qu'il arrêtait la Formule 1. Après 16 saisons, 249 GP, 7 titres mondiaux et 91 victoires, le champion automobile le plus titré de tous les temps tirait sa révérence. Objectif : redevenir un citoyen (suisse) comme les autres. Jouir, enfin, d'une existence normale. Douze mois plus tard, l'Allemand disputera, ce soir à Molenbeek, un match de football amical avec l'équipe des pilotes de F1. Avant de se rendre fin de semaine à Francorchamps après un passage au Salon Automobile de Francfort. Dans un entretien accordé au quotidien italien Corriere della Sera, l'ex-pilote Ferrari raconte sa nouvelle vie.

Comment va Michael Schumacher sans F1 ?

"Super-bien. Je ne savais pas très bien à quoi m'attendre. Comment j'allais réagir ou occuper mes journées. Et finalement, c'est venu tout seul. Je profite un maximum de ma nouvelle vie et de mon temps libre : cela n'a pas de prix. Aujourd'hui, je me lève le matin et je peux décider de faire ce que je veux. Mon emploi du temps n'est plus minuté, organisé."

Vous avez déjà réalisé un de vos premiers voeux après la F1, celui de partir à la rencontre des baleines ?

"Oui, c'était merveilleux. Une sensation de paix, d'élégance. J'ai vraiment apprécié cette communion avec la nature."

De quoi est faite votre vie de pensionné ?

"De choses simples. Je n'ai pas de programme particulier. J'adore passer du temps avec les gens que j'aime, mes amis, ma famille, ce que je n'ai pas eu le temps de faire durant toutes ces années. Puis, je me consacre à mes différents hobbies comme le football ou la moto."

Quel rapport entretenez-vous avec l'argent ?

"Très rationnel. Cela vous donne la liberté mentale de savoir que votre famille est en sécurité et ne manquera de rien, quoi qu'il arrive."

Dans votre vie de sportif, vous vouliez toujours être le meilleur. Comment s'est traduit ce besoin de compétitivité dans votre vie de tous les jours ?

"J'essaye d'être le meilleur papa pour mes enfants, le meilleur mari pour ma femme, de passer un maximum de temps avec eux."

Êtes-vous catholique ?

"Oui, je crois en dieu. Toute ma famille est croyante. Je prie de temps en temps; à ma manière, je dirais. Je ne vais pas à l'église. Je ne ressens pas le besoin d'aller à la messe pour rencontrer dieu."

Honnêtement, vous n'avez encore jamais pensé reprendre le volant d'une voiture de course ?

"Je l'admets : non ! Ma vie actuelle me convient parfaitement. Je ne regrette absolument rien."

Et pour le futur, juste pour assouvir votre passion, dans des formules inférieures comme le DTM peut-être ?

"Non, je veux encore profiter de ma liberté. J'aime n'avoir aucune obligation, pouvoir faire ce qui me plaît. Je n'ai pour l'instant aucun plan. Mais l'envie de courir reviendra peut-être un jour..."

Quand avez-vous réellement commencé à penser à raccrocher ?

"J'ai pris ma décision après les qualifications de Bahrein en 2006. J'ai eu soudainement l'impression d'avoir bouclé la boucle."

Quelle a été votre première sensation après avoir annoncé votre retraite au monde entier ?

"Je me suis senti soulagé."

Si un jour votre fils, Mike, vous dit qu'il veut devenir pilote de F1, comment réagirez-vous ?

"Je ne sais pas. C'est une éventualité encore fort éloignée. Je crois que, sur le coup, je respirerai avec difficultés. Mais après, si c'est vraiment son souhait, je lui montrerai toujours mon soutien. Comme le ferait n'importe quel bon père avec son fils."



© La Dernière Heure 2007

Vos articles Sports

Newsletter Sports+

Fil info