Le Belge a reçu la consigne de ne pas parler à la presse

Pour cette période de confinement quasi mondial, Stoffel Vandoorne a préféré à son retour d'Australie rester aux Etats-Unis, à Miami, dans la famille de sa copine Anna de Ferran, plutôt que de revenir en Europe et à Monaco, la Principauté étant elle aussi confinée.

Le pilote Mercedes s'occupe et garde la main en participant à un maximum de Sim Racing, des courses en ligne. Dimanche soir, il a ainsi enchaîné trois « minis » GP de Bahrein. Malchanceux dans les deux épreuves organisées par Veloce Esports, il s'est bien repris en terminant deuxième du premier Virtual GP Esports FIA derrière le Chinois Guanyu Zhou, réserviste comme lui en F1 mais chez Renault. Tout cela, malgré un volant pas à la pointe de la technologie et donc l'handicapant face à des pilotes ou habituels « Sim Racers » mieux équipés.

Cette grande première n'a pas été la réussite escomptée pour plusieurs raisons. D'abord car, suite à des soucis techniques, la course s'est résumée à un sprint de 14 tours, enlevant ainsi toute notion de stratégie, de gestion des pneumatiques et rendant les remontées comme celle de Lando Norris (revenu de la 19e à la 5e place après avoir été privé de qualifications) beaucoup plus difficiles.

Ensuite car le plateau n'est pas du tout celui espéré avec seulement deux titulaires appartenant à la grille 2020 ayant accepté de jouer le jeu, à savoir le pilote McLaren Lando Norris et celui de Williams Nicholas Latifi. On peut y ajouter quatre ex-F1 comme Stoffel, mais aussi Esteban Guttiérez, Nico Hulkenberg ou... Johnny Herbert. On y retrouve aussi le réserviste Zhou, le champion sortant de F3 Robert Schwartzman ou encore le pilote de GT Philip Eng ou le petit frère de Lewis, Nicolas Hamilton. Limite le plateau est mieux sur Veloce Esports.

Mais où sont les autres vrais pilotes ? Comme Max Verstappen, ils sont plus habitués à s'entraîner sur des jeux plus professionnels comme iRacing et ne veulent pas s'aventurer sur un jeu Playstation auquel ils ne sont pas habitués. Ou alors, les anciens comme Kimi Raikkonen, Sebastian Vettel ou Lewis Hamilton ne sont pas habitués à passer des heures dans les simulateurs et ont trop peur d'être ridicules face, soit à de véritables « gamers » soit aux représentants de la plus jeune génération.

Enfin, on regrette beaucoup trop d'accidents dans ces courses virtuelles et des monoplaces « ressuscitant » un peu trop facilement après d'énormes crashes. Donc c'est nettement plus proche du jeu que de la réalité et bien loin des véritables simulateurs utilisés régulièrement par les pilotes de F1.

Pour revenir à Stoffel, on aurait aimé le contacter pour savoir comment il vivait son confinement et quelles étaient ses impressions après ce podium virtuel. Mais le service communication de Mercedes nous a fait savoir que leurs pilotes n'étaient pas autorisés à s'exprimer dans les médias durant cette difficile période liée au Coronavirus. Etrange justement vu les circonstances d'empêcher un de nos ambassadeurs de s'exprimer, de montrer l'exemple comme ne s'en prive d'ailleurs pas (malgré les consignes) Lewis Hamilton en propageant aux millions de fans le suivant sur Instagram une video de lui montrant comment bien se laver les mains. Bravo à lui. Et dommage que Stoffel ne puisse pas en faire de même en s'adressant à tous ceux qui lui font régulièrement remporter le FanBoost en Formula E...