Que d’émotions, quel bouquet final pour ce feu d’artifice ayant duré dix mois.

Au terme d’un suspense insoutenable, Max Verstappen a donc pu laisser exploser sa joie et n’a pu retenir quelques larmes en tombant dans les bras des membres de son team, mais surtout son papa Jos.

"C’est incroyable, je n’en reviens pas, je ne sais pas quoi dire,"s’exclamait à sa descente de monoplace le nouveau champion du monde. "Je me suis battu durant tout cette course difficile. J’ai des crampes, je n’en peux plus."

Son départ depuis la pole n’a pas été bon. "Non, c’est vrai ce ne fut pas mon meilleur. Lewis m’a doublé et j’ai tenté de le repasser dès le premier gros freinage au bout de la longue ligne droite. Je pensais avoir réussi ma manœuvre en restant sur la piste, mais Lewis a coupé et s’est retrouvé devant avec une bonne avance, directement hors de portée de mon DRS. Je n’en revenais pas. Je m’attendais à une pénalité, mais rien."

Le Belgo-Néerlandais fulminait sous son casque: "Bien sûr, il n’y a encore pas de sanction. Mais qu’est-ce qu’on fait ici?"

Mais à force de répéter que la FIA est toujours contre lui, que la direction de course n’est pas impartiale, Michael Masi allait prendre une décision très discutable en fin de GP avec la voiture de sécurité lui offrant l’opportunité d’aller rechercher Lewis et le titre. "Pour une fois, j’ai eu de la chance avec l’accident de Latifi et la voiture de sécurité. Je suis rentré pour chausser les gommes tendres ce qui m’a permis de doubler Lewis dans le virage 5 dans le tout dernier tour. J’avais peur qu’il me redouble à l’aspiration dans les deux lignes droites suivantes, mais j’ai pu lui résister. Je remercie mon team Red Bull qui a fait un boulot fantastique. Je veux rester avec eux toute ma vie. Merci aussi à Sergio Pérez qui m’a bien aidé aujourd’hui. En ce moment, mes premières pensées vont à mes parents. À tous les sacrifices qu’ils ont consentis pour que je puisse un jour en arriver là. Depuis que je suis gamin, je voulais devenir champion du monde de F1. C’est maintenant chose faite. Je suis très ému et très fier."

Quant à la réclamation introduite par Mercedes? "Elle résume la saison face à eux..."

Lisez, ce sont de mauvais perdants...

Horner: “J’ai hurlé pour qu’ils relancent la course”

Jamais on n’avait vu Christian Horner aussi ému. De mémoire de journaliste F1, le team principal de Red Bull n’a jamais affiché une telle émotion, même lors des premiers titres de 2010 avec Sebastian Vettel. C’est toute la tension qui est redescendue d’un coup pour cet ancien pilote de F3000, bombardé tout jeune directeur de l’écurie il y a 16 ans. “Nous avons hurlé à la fin de les laisser courir !”, commente le Britannique. “Je suis si fier de Max et de l’équipe pour ce que nous avons vécu cette année. Max n'abandonne jamais. Le voir conclure en étant champion du monde est un sentiment incroyable. Les 10 derniers tours, je pensais à ce que j’allais dire à Max et aux gars pour les consoler, puis ce fut un coup de chance avec la voiture de sécurité. A la fin, la voiture de sécurité, nous avions besoin de quelque chose des dieux de la course et nous l’avons eu aujourd’hui”. On tâchera de bien fêter ça à Milton Keynes.