GP Monaco - Alonso rejoint Hamilton en tête du classement des pilotes


MONACO L'Espagnol Fernando Alonso (McLaren-Mercedes) a remporté le Grand Prix de Monaco, cinquième des 17 épreuves du Championnat du monde de Formule 1, dimanche sur le circuit tracé dans les rues de la Principauté.

Le double champion du monde, qui était parti de la pole position, a devancé au terme d'une course sans grand intérêt, son coéquipier Lewis Hamilton et Felipe Massa (Ferrari) pour remporter son deuxième Grand Prix de la saison, le 17e de sa carrière.

Le GP de Monaco en détail

Déjà vainqueur en 2006 à Monaco, il reprend ainsi à Hamilton la tête du Championnat des pilotes au bénéfices des victoires, les deux coéquipiers étant à égalité de points (38). Parti depuis la 16e position sur la grille, Kimi Räikkönen a hissé sa Ferrari à la 8e place à l'arrivée grâce en particulier à une stratégie décalée à un seul arrêt, marquant ainsi un petit point au championnat.

Giancarlo Fisichella, parti de la quatrième position sur la grille, a terminé à cette même place mais à un tour déjà du vainqueur. McLaren-Mercedes a ainsi signé sa 14e victoire à Monaco, améliorant son propre record, et a encore accentué son avance au championnat constructeurs avec désormais 20 longueurs d'avance sur Ferrari.

Alonso a bien profité de l'avantage que lui procurait la pole position au départ et à l'extinction des feux, Hamilton a immédiatement braqué à droite, sans chercher à aller attaquer son coéquipier, mais en s'assurant plutôt d'intercaler sa McLaren-Mercedes entre celle de l'Espagnol et la Ferrari de Felipe Massa, partie de la troisième position et qui semblait avoir pris un bon envol.

En fond de grille, Kimi Räikkönen infiltrait sa Ferrari entre la Renault de Heikki Kovalainen et la Toyota de Jarno Trulli avant de passer encore David Coulthard (Red Bull-Renault) et Vitantonio Liuzzi (Toro Rosso-Ferrari) à l'extérieur dans le premier virage de Sainte-Dévote et ainsi terminer le premier tour en 12e position.
La course prenait fin dès l'entame du deuxième des 78 tours pour Liuzzi qui perdait le contrôle de sa monoplace en haut de la montée de Beau Rivage et la fracassait en glissade latérale contre le rail extérieur du virage Massenet.

La dextérité des commissaires de piste monégasques permettait d'enlever de la piste l'épave et les débris en un temps record sans avoir besoin de neutraliser la course. L'Américain Scott Speed, au volant de la seconde Toro Rosso-Ferrari, a remonté neuf places pour finir derrière Räikkönen, aux portes des points.