Lauda craint la répétition des problèmes de Singapour au GP de Russie.

Moins de deux semaines après leur doublé de Suzuka où Lewis Hamilton et Nico Rosberg, dans l’ordre habituel (en course du moins), ont remis les chronos à l’heure, Mercedes n’aborde pas le 2e GP de Russie en toute sérénité.

Alors que Toro Rosso aurait signé un accord pour utiliser l’an prochain les moteurs 2015 clients de Ferrari (en échange de Max Verstappen en 2017 à la Scuderia ?) et que Christian Horner, team manager de Red Bull, a déclaré avoir repris les négociations avec les hauts dirigeants de Mercedes, la marque à l’étoile prétend craindre le rendez-vous de Sotchi.

C’est pourtant ici même l’an dernier qu’elle avait remporté son premier titre constructeurs depuis l’époque Fangio grâce à un carton plein des Flèches d’Argent. Douze mois plus tard, il suffit, dimanche, aux Benz d’inscrire trois unités de plus que Ferrari pour conserver une couronne des marques lui rapportant la bagatelle de 144 millions €. Pourtant, selon le conseiller de l’équipe, Niki Lauda, gagner aux pays des Soviets ne s’apparenterait pas à une simple formalité.

"On va retrouver le même asphalte qu’à Singapour avec un circuit plus sinueux qui n’a rien à voir avec Suzuka", confie l’ex-triple champion du monde autrichien. "On pourrait se retrouver confronté aux mêmes soucis de pneumatiques et d’adhérence qu’à Marina Bay."

A vérifier ce vendredi lors des premiers essais libres.

Si le titre constructeurs pourrait être reporté éventuellement d’un GP, on doute toutefois très fort, à moins qu’il ne se blesse, que Lewis Hamilton puisse encore être privé de son 3e titre mondial cette année. Même si Nico Rosberg (à 48 points) et Sebastian Vettel (59 unités), les deux seuls à pouvoir encore mathématiquement le rattraper, déclarent pour la forme qu’ils y croient encore, ils sont sans doute les seuls à penser que le Championnat 2015 n’est pas déjà plié.

Pourtant, deux abandons du Britannique conjugués à deux succès d’un des Allemands ne paraissent pas impossible. Surtout si le gentil dauphin Nico, frustré, ressort enfin ses dents de requin et ose un peu bousculer Lewis et les valeurs établies. Un vrai duel Hamilton-Rosberg, voilà ce que tout le monde attend. Sauf Toto Wolff bien sûr…