Juan-Pablo Montoya se sent protégé par son écurie, même s'il s'est déjà lié à McLaren pour 2005
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MELBOURNE D'accord, sur l'ensemble d'une saison, tout finit toujours par s'équilibrer, mais si pour d'aucuns c'est au départ du GP d'Italie à Monza, lorsque Michael Schumacher le devança au premier virage après un solide mano a ma- no, que Juan-Pablo Montoya a perdu le titre 2003, on peut aussi se dire que le Colombien l'a peut-être aussi laissé filer en raison de quelques erreurs d'appréciation liées principalement à son tempérament de feu. De bêtes tête-à-queue ou sorties de piste qui lui coûtèrent de précieuses unités au décompte final. A Melbourne il y a pile un an, par exemple, le Colombien aurait pu revendiquer la plus haute marche du podium à la place de David Coulthard s'il n'avait commis une stupide faute qui le relégua finalement à la deuxième place. La donne aura-t-elle changé cette année? Une chose semble sûre, en tout cas, dans l'esprit de Montoya: on ne favorisera pas Ralf Schumacher au sein de l'écurie Williams sous prétexte que lui a d'ores et déjà lié sa destinée à celle de McLaren pour 2005. «Vous savez, Frank Williams a très bien compris les raisons de mon choix et, professionnellement parlant, tout va pour le mieux entre l'ensemble du staff et moi-même. On a mis à plat ce qui m'a poussé à signer chez McLaren à partir de l'an prochain et, désormais, les choses sont claires pour tout un chacun. Maintenant, chez Williams, tout le monde veut poser sa patte sur le double titre mondial pilotes et constructeurs. Et en partant de ce postulat, on a aussi besoin d'un Montoya hypermotivé et protégé. Il en va donc de l'intérêt de chacun de tirer dans le même sens.»

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D'autant plus que la nouvelle FW 26 semble promise à un très bel avenir avec, entre autres, son museau un peu révolutionnaire. «J'ai accompli près de 7.000 km de tests cet hiver! fait savoir le Colombien. Et globalement, on a surtout mis l'accent sur la fiabilité, car au plan de l'aérodynamique, je pense qu'on est vraiment au point. Il est vrai que je n'ai jamais eu, en préparation, une monoplace aussi compétitive, mais seule la comparaison en piste avec nos concurrents pourra nous éclairer sur la valeur réelle de notre FW 26. Et si on parvient à gagner d'emblée, cela donnera un sacré coup de fouet au team pour la suite des opérations.» Les systèmes de départ automatique interdits ainsi que les boîtes de vitesses automatiques ne sont pas pour déplaire au Colombien: «Les départs vont être intéressants car nous devrons contrôler l'embrayage. C'est une erreur que le pilote ne pourra plus mettre sur le dos de son équipe. Ce qui est bien, c'est que les départs seront plus mouvementés, il y aura plus d'erreurs et plus de dépassements. Quant à l'interdiction d'utiliser des boîtes de vitesses automatiques, lors des cinq premiers tours faits avec une boîte semi-automatique, c'était assez dur lors des tests hivernaux parce que nous étions trop habitués aux boîtes automatiques. Mais après dix ou quinze tours, on s'y habitue vraiment.»

© Les Sports 2004