L'Espagnol à 12 points de son équipier

FUJI Avec le jeune Sébastian Vettel, passé à côté de son premier podium après avoir percuté la Red Bull de Webber sous safety car , Fernando Alonso était le plus déçu à l'issue de ce Grand Prix du Japon. En première ligne, l'Espagnol espérait pouvoir surprendre son équipier au premier freinage. Avec un envol lancé après dix-neuf longues rondes derrière la voiture de sécurité, ses espoirs de surprendre Hamilton au départ se voyaient déjà noyés. Pas moyen de porter la moindre attaque dans ces conditions. "Je ne voyais pas grand-chose à cause des énormes projections d'eau soulevées par Lewis devant moi. J'évoluais dans le brouillard !" racontait le Matador après l'arrivée. "L'écart est ainsi vite monté à trois secondes. Puis, j'ai réussi à le stabiliser jusqu'au premier ravitaillement." Hélas, ce retard était suffisant pour le faire remonter en piste en huitième position, en plein milieu du trafic... "Dès ce moment, ce fut pire encore. Je ne voyais quasi plus rien. A cause de ça, je n'ai pas vu Vettel revenir dans mes rétroviseurs et j'ai été surpris lorsqu'il m'a touché au premier freinage. Ma monoplace a été abîmée, mais j'ai néanmoins été en mesure de poursuivre la course." Remonté en cinquième position, derrière Kimi Raikkonen qui devait encore ravitailler, le double champion du monde pouvait encore espérer récupérer la deuxième place et ainsi limiter les dégâts dans la course pour le titre. Hélas pour l'intérêt de la fin de saison, alors qu'il produisait son effort, Nano se laissa surprendre, sa McLaren-Mercedes s'immobilisant, complètement disloquée, après un violent choc au 42e tour. "Lorsque j'ai freiné pour négocier le virage 5, je suis parti en aquaplanage et je suis sorti. Malheureusement pour moi, les rails sont très proches à cet endroit-là et je les ai percutés violemment." Game over pour le Grand Prix du Japon et de gros espoirs de troisième titre consécutif envolés. "Ma situation au championnat est effectivement devenue fort difficile, mais je me battrai jusqu'au bout. Le championnat de l'année dernière a montré que tout peut toujours arriver."



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