Plus de 20.000 Néerlandais et autant de Belges pour supporter le pilote limbourgeois, le plus rapide vendredi.

En moins d’un an, c’est devenu la nouvelle coqueluche du public mondial. Vainqueur de son premier GP dès ses débuts chez Red Bull en Espagne, Max Verstappen est le nouveau prodige de la F1. On ressent le même engouement, le même enthousiasme de la presse mais aussi du public que lors des débuts d’un certain Lewis Hamilton en 2007.

En Belgique, pour le GP à domicile du Limbourgeois né à Hasselt - 68 km à vol d’oiseau - d’une maman belge (l’ex-championne de kart Sophie vue vendredi dans le stand avec sa fille Victoria Jane), détenteur d’un permis et d’un passeport belges, on vit carrément une Max Mania.

Les plaques jaunes ont débarqué en nombre en Ardenne, avec drapeaux, t-shirts et perruques oranje pour supporter le gamin. Une véritable invasion.

Dès jeudi, lors de la session d’autographes, le jeune taureau rouge était plus sollicité par les fans néerlandophones qu’Hamilton, Rosberg, Alonso ou Vettel.

Et chaque entraînement de pitstop des mécaniciens Red Bull sur la monoplace n°33 se terminait par une ovation.

On espère qu’il en sera de même l’an prochain pour Stoffel Vandoorne. "Ce serait vraiment chouette pour la Belgique qu’il dispute la saison," s’exclame Max, le pilote au sang belge mais au cœur hollandais. "On verrait alors des drapeaux noir-jaune-rouge rivaliser avec l’orange."

Mais pour l’instant, même les Belges, surtout ceux du nord, ont décidé comme beaucoup d’autres nationalités d’ailleurs de soutenir la nouvelle star des GP.

"Cela motive toujours un peu plus encore de voir autant de personnes venir pour vous," confie ce gamin qui a grandi avec son papa Jos sur la piste de karting de Genk. "Je vais essayer de leur offrir un max de plaisir."

Un podium ? "C’est d’autant plus possible depuis la pénalité de Lewis. On va essayer. L’objectif est de rester devant Ferrari et de se rapprocher de Mercedes. Même si c’est dur. Il y a une saine émulation avec Daniel (Ricciardo) , un gars simple et gentil. J’apprends encore à chaque sortie. Ce n’est que ma deuxième saison en F1 et je sais que je serai plus fort encore l’an prochain."

Le but final étant d’être sacré champion du monde, comme il le déclarait déjà à l’âge de 8 ans à la télévision :

"J’ai déjà franchi deux étapes : Arriver en F1 et remporter mon premier GP. Le prochain est d’essayer de lutter pour le titre. Red Bull l’a déjà fait. Je sais que je peux compter sur mon équipe pour le futur. Maintenant, il faut toujours un peu de chance. Être au bon endroit au bon moment. Prenez l’exemple de Fernando Alonso. Il aurait pu être sacré à sept reprises avec un peu plus de réussite, de meilleurs choix. Et aujourd’hui il n’en a que deux. Pour ma part, je vais déjà essayer d’en décrocher un pour accomplir mon rêve ultime."

Et celui de dizaines de milliers de fans limbourgeois.