Leur quatrième titre de champion du monde consécutif en poche, Sebastian Vettel et Red Bull ne comptent pas terminer la saison en roue libre. Pas question d’en laisser un peu aux autres.

"Nous n’abordons pas ce week-end comme s’il n’y avait rien à gagner", a déclaré l’Allemand qui peut égaler, ce dimanche, le record de sept victoires consécutives codétenu pour l’instant par Alberto Ascari et Michael Schumacher. "Ce que nous aimons par-dessus tout c’est courir et gagner des courses. Nous voulons nous battre avec les autres, au meilleur niveau. Mon but ici est de poursuivre ma série victorieuse. J’ai eu l’occasion de me reposer depuis l’Inde. Je suis prêt au combat."

C’est également le cas de son équipier Mark Webber. Champion du monde… de la malchance, l’Australien n’a pas encore réussi à franchir une seule fois la ligne en vainqueur cette saison. Et rêve d’achever sa carrière en F1 par un dixième succès. Il essaiera encore ce week-end, sans se décourager.

"La raison pour laquelle je suis arrivé en Formule 1, c’est parce que j’ai tenu bon et je me suis battu sans relâche contre vents et marées", estime le futur pilote Porsche en endurance. "C’est ainsi que ma carrière en F1 a démarré et la conclusion est plutôt similaire. Je ne m’attendais pas à connaître autant de petits problèmes au cours de ma dernière saison, mais il y en a eu plusieurs, qu’il s’agisse du carburant, d’un pneu mal fixé lors d’un arrêt, du SREC ou de la boîte de vitesses lors de week-ends pendant lesquels j’étais compétitif. Sans oublier les abandons."

" Néanmoins, Webber tire un bilan positif de ses douze saisons en F1.

"Quand je pense à tout ce que j’ai accompli, je peux dire que j’ai été très chanceux. J’ai encore l’opportunité de créer de très bons souvenirs lors des trois dernières courses. Je suis heureux de constater que mes performances ne sont pas en cause. Je connais des personnes qui ont complètement raté leur sortie, mais je pense que le timing est bon pour moi. Et même si je ne suis pas encore monté sur la plus haute marche du podium, j’ai montré que j’étais encore compétitif face au quadruple champion."

Exact, mais pas assez pour être couronné au moins une fois. Son successeur et compatriote Daniel Ricciardo réussira-t-il à faire mieux dans le futur ? Pas sûr… Au sommet de son art, en pleine confiance et protégé par le team, Sebastian Vettel est un dur à cuire.