F1/GP d'Allemagne

Une nouvelle victoire de Red Bull dimanche relancerait réellement le Championnat du Monde

NÜRBURG Théâtre du GP d'Europe et même du Luxembourg à l'époque du roi Michael (Schumacher, pas Jackson !), le petit Nürburgring, aujourd'hui totalement réaménagé en une sorte de parc d'attractions, accueille ce week-end le GP... d'Allemagne de Formule 1. Quoi de plus normal après tout.

Situé à une bonne centaine de kilomètres de Francorchamps seulement, ce tracé loin d'être aussi légendaire que la célèbre Nordschleife ne figurait pas au calendrier 2008 pour cause d'alternance avec Hockenheim. Mais après un sacré bouillon financier l'an dernier, la ville d'Hockenheim aurait décidé de fermer les robinets. Et de ne plus assurer les pertes engendrées par une formule ne faisant plus recette en Allemagne. L'Eifel pourrait donc récupérer le GP pour quelques années.

Depuis la retraite de Schumi fin 2006, la formule reine est en perte de vitesse outre-Rhin. Comme le tennis après l'arrêt de la carrière de Boris Becker. Et pourtant, avec cinq pilotes (Vettel, Rosberg, Glock, Heidfeld et Sutil), l'Allemagne représente un quart du plateau. Quarante pour cent même sur le plan des motoristes avec, en plus de BMW, Mercedes propulsant les McLaren, Brawn et Force India. Sans oublier que les Toyota sont préparées à Cologne... Mais la grande Allemagne cherche un nouveau conquérant, une nouvelle étoile qui ne peut pas être Mercedes.

Sans doute l'ont-ils trouvée avec Sebastian Vettel, un garçon aussi simple et attachant que rapide et intelligent.

Une semaine après avoir fêté ses 22 ans, moins de trois semaines après son récent succès de Silverstone, celui que l'on surnomme Baby Schumi se produira ce dimanche devant son public. Sous pression, réussira-t-il à y faire mieux que Jenson Button en Angleterre ?

Pour que l'on commence réellement à croire en ses chances de remonter un handicap de 25 points et à en faire un sérieux candidat au titre, le pilote Red Bull doit à nouveau frapper fort. Une deuxième victoire consécutive sèmerait le doute dans les grands esprits de Brawn et de Button. Et augurerait d'une deuxième moitié de saison plus intéressante que prévu.



© La Dernière Heure 2009