F1/GP d’Abu Dhabi

Quatrième doublé Red Bull après le coup de frein dont a été victime le poleman Lewis Hamilton

ABU DHABI À l’analyse du résultat des qualifications, on pouvait craindre que ce premier Grand Prix d’Abu Dhabi se résume très vite à une promenade de santé pour Lewis Hamilton.

Auteur d’un tour parfait comme il en a le secret, le champion 2008 avait signé sa 17e pole en “collant” sept dixièmes à son plus proche poursuivant, un sebastian Vettel seulement 4,5 kg plus chargé en carburant.

“Ma McLaren-Mercedes n’a jamais aussi bien marché qu’ici cette saison” , avouait le poleman samedi soir. “J’aimerais finir l’année en beauté. Mais en course, rien n’est jamais gagné d’avance.”

Des paroles du Britannique prémonitoires. En tête durant les dix-sept tours de son premier relais, Lewis vit hier son rival Sebastian Vettel le passer dans les stands à l’entame de la vingtième boucle.

L’écart était infime et l’on croyait le combat lancé entre ces deux grands champions. C’était, hélas, sans compter avec des soucis de freins contraignant l’équipe McLaren à rappeler son pilote n° 1 au stand pour des raisons de sécurité.

Du coup, un Sebastian Vettel revanchard après sa désillusion brésilienne n’avait plus qu’à gérer son avance sur un équipier un ton en dessous ce week-end.

Une tâche dont l’Allemand s’acquitta à merveille, ajoutant même le panache en signant le meilleur tour à deux rondes de l’arrivée alors qu’il avait 18 secondes d’avance. “Ma RB5 était tellement fantastique qu’il était dur d’assurer. Je me suis un peu lâché sur la fin” , souriait le vice-champion du monde, roi du pétrole sur ce circuit semblant sorti du conte des 1.001 Nuits.

Finalement deuxième du championnat à onze unités de Jenson Button, Vettel ne nourrissait aucun regret : “Le team et moi avons commis des erreurs. On essaiera d’en tirer les leçons pour être encore plus forts et décrocher le titre en 2010.”



© La Dernière Heure 2009