Button et Vettel craignent tous deux l'expérimenté coureur australien

NÜRBURG S'il ne possédait pas la meilleure monoplace du moment dans les conditions très fraîches du Nürburgring, Sebastian Vettel ne serait sans doute même pas monté sur le podium du Nürburgring.

Alors que son équipier Mark Webber, auteur de la pole et de sa première victoire avec une belle avance après avoir purgé une pénalité (Drive Through ) pour une manœuvre un peu trop musclée au départ (un coup de volant sur la Brawn de Barrichello), a dominé le week-end dans l'Eifel, Baby Schumi est passé à côté de son sujet devant son public.

Comme paralysé par l'enjeu, il n'a été que l'ombre de lui-même. Et s'il a fait preuve d'une belle sportivité et d'un grand professionnalisme en félicitant le vainqueur, il est évident que l'espoir n'a pas apprécié d'être dominé ainsi chez lui par son équipier, de dix ans son aîné.

Ceux qui le connaissent vous diront bien que Vettel "faisait la gueule" en Allemagne. Car à la différence de la Turquie où Webber l'avait aussi devancé, Vettel n'était cette fois pas le plus rapide.

"Je n'ai pas attendu aujourd'hui pour savoir que mon principal rival, c'était lui," a déclaré le jeune Allemand au terme de la course.

"On se tire, on se pousse, on s'oblige à donner le meilleur de nous-mêmes et de notre monoplace," s'est exclamé Mark Webber qui en devenant le pilote ayant attendu le plus de GP (130 départs) avant de s'imposer et en se rapprochant à 1,5 point de son équipier empêche décemment toute consigne. "Nous avons chacun nos chances au Championnat. Si l'un abandonne un jour, l'autre sera là. Red Bull a deux chances. C'est bon pour les pilotes et pour le Championnat constructeurs. La F1 est avant tout un sport individuel" , conclut Webber qui a déjà pris directement cinq points à Vettel. Et que Button dit plus craindre que l'Allemand sur l'ensemble d'une saison.

Il n'y a visiblement pas que chez Brawn que la tension monte. Et que le Ring a jeté un froid. Pas de doute, à Budapest, ce sera chaud...



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