Un édito d'Olivier de Wilde.

Il fallait être un vrai fan de F1, ce dimanche, devant son petit écran, pour rester attentif pendant une heure et demie d’un Grand Prix d’Italie encore plus soporifique que celui de Belgique il y a deux semaines. Parti en pole pour la 40e fois de sa carrière, Sebastian Vettel n’a laissé planer aucun suspense. 

Auteur d’un excellent départ, le pilote Red Bull s’est mis comme à son habitude en deux tours à l’abri de toute attaque et de l’utilisation du KERS. Sans véritable opposition vu que son équipier Webber, parti à côté de lui en première ligne, reste le champion du monde des départs ratés, l’Allemand n’a plus eu qu’à gérer un plat dans un pneu, puis une confortable avance pour s’imposer en roue libre devant un team le suppliant de ne pas vouloir trop en faire. 

Un trente-deuxième succès (il rejoint déjà Nigel Mansell et… Fernando Alonso sur les tablettes) permettant au jeune Allemand de faire un pas supplémentaire vers un quatrième titre consécutif. Avec désormais 53 unités d’avance, soit plus de deux victoires sur Fernando Alonso, le seul à encore s’accrocher à l’espoir, et 81sur Lewis Hamilton, on peut considérer que le championnat 2013 est définitivement plié. 

Sauf cataclysme ou s’il se casse une jambe en jouant au badminton, Vettel se succédera à lui-même et conservera l’an prochain le n°1. Tant mieux pour lui et tant pis pour le spectacle, le grand absent de ce dimanche.