Loix hausse progressivement le rythme

MARTIGNY "Quel parcours !" Comme tous les autres concurrents de ce Rallye du Valais, Freddy Loix ne pouvait être qu'ébloui par la beauté des spéciales. À elle seule, la première de la 2e journée, longue de 37 bornes et judicieusement dénommée Les Cols, résumait parfaitement la physionomie de ce rallye. Pas question toutefois de profiter des paysages montagneux et des coteaux garnis de vignes : "Ca monte, ça descend, c'est étroit puis large, les changements de rythme sont incessants... Même si la motricité n'est pas parfaite, les spéciales d'aujourd'hui nous conviennent mieux."

Augmentant le rythme au fil de la journée, signant même un 2e temps, Freddy terminait la journée 4e à 15 secondes de la Fiat officielle de Scandola. Mais loin derrière les intouchables Peugeot 207 de Vouilloz, solide leader, et de Garcia Ojeda, distancé par une pénalité matinale de 20 secondes. Etait-ce pour cette raison que Fast Freddy donnait l'impression de ne pas être satisfait malgré ses chronos ? "Quand il manque deux ou trois secondes pour le scratche, c'est râlant de savoir que ça pourrait aller encore plus vite..." La réponse est peut-être ailleurs. Et si Fiat avait demandé à Freddy de laisser passer à l'arrivée Navarra, largué par une crevaison, qui peut encore défendre ses chances pour le titre ?

Dès la 1re spéciale, le clan Peugeot avait perdu Bernd Casier, trop rapidement sorti : "J'aurais bien aimé continuer pour prouver quelque chose car j'étais certain de pouvoir signer des temps avec une 207 au set-up idéal. Mais je comprends la décision de Peugeot : le Condroz est plus important."

Retardé par une crevaison sur sa Lancer, Jean-Philippe Radoux a dégringolé au classement. Et Frédéric Béco est entré dans le Top 20 avec sa C2-R2.



© La Dernière Heure 2007