L’arrivée d’un nouveau constructeur dans un championnat du monde est toujours un moment émouvant. À Portimao, tous les regards se porteront vers la Glickenhaus 007 LMH. Avec son look de Ferrari 330 P4 des temps modernes accentué par une robe rouge vif, l’Américaine fait déjà tourner les têtes et perpétue la tradition des protos US à avoir tenté leur chance sous nos latitudes. Tout le monde a encore en mémoire l’épopée Panoz, ces Batmobiles ayant donné des sueurs froides aux machines européennes et japonaises.

Tout comme l’étaient Don Panoz et Briggs Cunningham en leur temps, c’est à un multimilliardaire passionné que l’on doit l’engagement de Glickenhaus en WEC : Jim Glickenhaus est un financier et entrepreneur passé par Hollywood. Reconnaissable à son chapeau vissé sur sa tête, le garçon se veut proche des fans et des médias. Envoyez un e-mail et vous avez une réponse dans les dix minutes. Essayez d’obtenir ça auprès de Toyota ou même Alpine.

Mais, surtout, l’homme souhaite faire les choses bien. Glickenhaus Racing reçoit ainsi le soutien de Joest Racing et Sauber tandis que Pipo Motors a conçu le V8 biturbo animant la belle américaine.

Côté pilotes, c’est du très lourd puisque Romain Dumas, Richard Westbrook et Ryan Briscoe sont de la partie au Portugal tandis que la 2e voiture qui doit arriver au Mans se partagera entre Franck Mailleux, Pipo Derani, Gustavo Menezes et Oliver Pla.

Qu’attendre de l’engin écarlate en Algarve ? Rallier l’arrivée sans encombre serait déjà une belle performance. Il est évident que Glickenhaus fait office de David face au Goliath Toyota. Même si les compétences sont là, les budgets ne sont pas comparables. Toujours est-il que les Yankees ont couvert une simulation de 30 heures sans problème majeur, accomplissant plus de 10 000 km. À l’aube de cette aventure, on se dit fin prêts et les principaux éléments de la machine ont démontré leur performance et leur fiabilité. Il n’y a plus qu’à…