A peine a-t-il été élu président de la Fédération Internationale de l'Automobile que Mohammed Ben Sulayem tient des propos percutants. Le natif de Dubai a la ferme intention de ne pas se montrer coulant envers ceux qui défient la FIA. C'est le cas de Lewis Hamilton qui brillait par son absence lors de la remise des prix de la fédé qui se tenait vendredi soir au Musée du Louvre à Paris.

Même s'il a fait bonne figure devant les caméras et a eu une discussion sincère avec Max Verstappen après l'arrivée, le Britannique demeure fondamentalement déçu et et en colère au sujet du dénouement de la saison 2021. Le septuple champion du monde pense avoir été volé par Michael Masi, le directeur de course de la F1, qui a selon lui pris une décision arbitraire lors du Grand Prix d'Abou Dhabi alors qu'il dominait son sujet. Dans ces conditions, il n'était donc pas une surprise de le voir bouder le gala où son rival a reçu son trophée de champion du monde.

Hamilton a cependant enfreint l'article 6.6 du règlement sportif de la F1 qui indique que "les pilotes ayant fini aux trois premières place du championnat écoulé sont obligés d'assister à la remise des prix annuelle de la FIA" en fin d'année. Il n'est donc pas exclu que le pilote Mercedes se fasse tirer les oreilles par la FIA qui pourrait lui infliger une amende ou lui demander de présenter des excuses publiques, entre autres.

"Ne pas avoir vu Lewis au gala m'a beaucoup ému mais au final, les règles sont les règles", commente Mohammed Ben Sulayem. "S'il a effectivement enfreint le règlement, nous examinerons son cas. C'est facile de se montrer gentil et de passer l'éponge. S'il n'a pas respecté les règles, nous ne pouvons pas nous permettre de faire un geste envers lui".

La FIA sera néanmoins prête à accepter des circonstances atténuantes pour alléger la sanction envers Hamilton s'il y en a une. Son nouveau président est lui-même conscient que le septuple champion du monde vit très mal sa défaite survenue dans des circonstances houleuses à Yas Marina.

"Je sais que Lewis est très triste et est littéralement brisé par les événements d'Abou Dhabi", admet Ben Sulayem. "Je viens d'être nouvellement élu et, demain, j'aurai une réunion avec le personnel. J'examinerai toutes les questions qui peuvent améliorer la FIA".

Le successeur de Jean Todt vient-il déjà de prouver qu'il comptait bien diriger la fédé avec une main de fer dans un gant de velours ? En attendant, ceux qui osent braver l'autorité de la FIA savent à quoi s'en tenir. Le nouveau président compte bien marquer son territoire...