Karting: des stages d'enfants pour découvrir les futurs champions

Moteurs

Philippe Lacourt

Publié le

Chez City Kart, Frédéric Bouvy ouvre toute grande la piste aux... étoiles

BRUXELLES Bien sûr, parfois, la combi de course dans laquelle ils se sont précipités avec tous leurs rêves, donne l'impression de flotter au vent de l'insouciance. Mais quand on n'est pas plus haut que trois pneus aux abords d'un circuit indoor qui sent bon l'huile de ricin, on se moque éperdument de l'esthétique pour se concentrer sur l'unique objet de ses désirs: ce kart, lui aussi aux formes réduites, qui ne demande qu'à être dompté par un fougueux cavalier des temps modernes. Plonger, ne fut-ce que l'espace d'une petite demi-heure dans les stages pour enfants qui sont organisés chez City Kart, c'est effectivement se parfumer à la passion de la course, celle qui habite ces pilotes miniatures, tous trop heureux de ressembler, l'espace d'une course ou d'un relais, à ce Michael Schumacher qui, avant eux, est aussi passé par là.

La priorité: s'amuser!

L'école du karting, on le sait, a effectivement facilité le passage à la gloire d'élèves très attentifs qui, aujourd'hui comme hier, ont fini par poser leurs fesses dans un baquet de Formule 1. «Encore que la finalité des stages que nous organisons pendant l'été ne s'arrête pas à découvrir celui ou celle qui sera le grand champion de demain, explique Frédéric Bouvy, le patron de City Kart. Notre priorité, au contraire, consiste à ce que chaque enfant présent, quel que soit son niveau d'expérience, puisse s'amuser dans une discipline qu'il découvre ou qu'il veut expérimenter davantage.»

Dans ces stages où les enfants sont, en moyenne, une bonne vingtaine à apprendre à contrôler un travers et à couper une trajectoire, ce n'est donc pas l'âge qui sert à définir les groupes de travail mais les chronos signés en début d'écolage par les élèves. «Comme cela, lors des entraînements et des courses organisées en fin de journée, les enfants que l'on retrouve sur la piste sont, en principe, du même niveau de pilotage, explique encore Frédéric Bouvy.»

Quel âge ont-ils? Les plus jeunes avouent, parfois, quatre ans à peine, alors que les plus vieux, eux, trahissent au maximum quatorze printemps. «Cela, c'est pour nos quatre stages d'une semaine organisés pendant l'été, confie toujours Frédéric Bouvy. Mais pour ceux qui veulent prolonger l'expérience plus tard (jusqu'à l'âge adulte qui, en kart, est fixé à 18 ans) nous avons encore la formule du Mercredi Kid's (de 12 h 30 à 17 h) ou des entraînements privés du samedi et dimanche matin.»

De quoi faire en sorte, donc, que chacun puisse trouver son bonheur sur ce bitume auquel s'accrochent tant de rêves bien contrôlés. Car au-delà des cours pratiques prodigués sur la piste par des moniteurs spécialisés, tous les élèves, à travers le programme que comporte une journée type, ont aussi l'obligation de suivre des cours théoriques sur la bonne conduite à suivre en course et, surtout, des cours de mécanique pour comprendre comment fonctionnent ces merveilleux engins dans lesquels ils aiment tant s'asseoir. «Nous en faisons en principe: chaque stagiaire, chez nous, doit repartir en fin de semaine avec des bases solides dans les différents domaines qui touchent, de près ou de loin, au karting», précise Frédéric Bouvy.

Un principe qui fait, aussi, plaisir aux parents, toujours soucieux que leur progéniture conserve le plus longtemps possible l'héritage d'un enseignement professionnel. Cet été, chez City Kart, ils seront donc servis à... show !

Les formules

Les Mercredi Kid's: 42 euros la séance, de février à juin.

Les Stage Kid's: 250 euros pour un stage de 5 jours (lundi au vendredi) de 9h30 à 17h (du 7 au 11 juillet, du 14 au 18 juillet, du 4 au 8 août et du 18 au 22 août).

Le championnat enfant: 45 euros par course.

Où et comment?

L'adresse: City Kart, Square des Grées du loû, 5A à 1190 Bruxelles.

Les téléphones: 02/332.36.96 (Bureau) ou 02/332.36.72 (Fax)

© Les Sports 2003

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