Les troupes belges de Vincent Vosse et Yves Weerts ont vécu un week-end et même une semaine à Spa particulièrement difficiles, voire carrément cauchemardesques.

Tout a commencé lundi dernier avec la décision d’Audi Sport de retirer ses trois pilotes officiels alignés en DTM de peur qu’ils contractent le virus. Un double forfait auquel s’ajoutait le lendemain celui de Mirko Bortolloti, malade et craignant d’avoir attrapé le virus, même si son test était finalement négatif.

En recomposant à la hâte ses deux équipages de pointe, Vincent Vosse savait qu’il avait déjà perdu une partie de ses chances de succès. Tous les espoirs reposaient sur la n°31 de Dries Vanthoor, Kelvin Van der Linde et Christopher Mies qui signait le 2e chrono des qualifs et tenait son rang de favorite en luttant pour la 1re place jusqu’à ce que la transmission lâche en haut du Raidillon peu avant la 6e heure de course, ce qui ne permettait même pas à l’ex-leader sud-africain du GT World Challenge de marquer quelques points.

Les mines dans le camp WRT étaient d’autant plus défaites que l’équipe avait déjà perdu deux heures auparavant la n°32 de Charles Weerts, percutée sous drapeau jaune au virage de Bruxelles. "Nick Catsburg est venu s’excuser après s’être fait pénaliser, mais notre course est terminée avec une roue arrachée", regrettait le jeune Aubelois.

Il ne restait plus que la n°30 en Pro Cup, une voiture naviguant étrangement depuis le début dans les profondeurs du classement. "On pense qu’il y a un souci de différentiel ou un amortisseur cassé sur cette auto anormalement lente", expliquait un Vincent Vosse très déçu. "C’est le moins que je puisse dire. La malchance nous poursuit ces dernières années. C’est la course. Vivement juillet prochain qu’on puisse tenter une nouvelle fois de prendre notre revanche et de décrocher cette 3e victoire."