Le successeur de Jean Todt à la tête de la Fédération Internationale de l'Automobile a été annoncé à l'issue de l'Assemblée Générale qui s'est tenue ce matin à Paris. Deux candidats étaient encore en lice pour le tour final : Graham Stoker et Mohammed Ben Sulayem. Avec 61% des voix, c'est le second cité qui a été élu nouveau président pour une période de quatre ans. Cet ancien rallyman originaire des Émirats arabes unis, désigné grand favori par les derniers sondages, est le premier non-Européen à occuper ce poste.

Tout comme Max Mosley et Jean Todt avant lui, Ben Sulayem est un homme du sérail puisqu'il a connu une belle carrière en rallye. De 1986 à 2002, il s'est imposé à pas moins de 14 reprises au Moyen-Orient. On l'a également vu chez nous puisqu'il a disputé le Bianchi Rally sur une Ford Sierra Cosworth aux couleurs d'un célèbre cigarettier. Les anciens se souviendront du panache dont il a fait preuve lors de son passage en Belgique.

Mais l'homme a des aspirations politiques et il va gravir méthodiquement les échelons de la politique sportive. Dirigeant la Fédération des Sports aux Emirats, il devient en 2013 vice-président chargé des sports pour sa région natale. Deux casquettes qu'il a conservées jusqu'à son élection à la tête de la FIA ce vendredi 17 décembre.

Ben Sulayem a fait des promesses louables lors de sa campagne : moins d'opacité de la fédération, développer les sports mécaniques sur le continent africain et imposer de nouvelles mesures pour réduire les coûts en monoplace. En succédant à Jean Todt, le natif de Dubai sait qu'il devra se montrer à la hauteur. Mais le CV du gaillard plaide clairement en sa faveur et il n'a pas besoin de faire ses preuves. A lui de laisser un bon souvenir pour les quatre prochaines années !