Les passagers en provenance d'Italie mis en quarantaine.

Si la F1 a bel et bien pris son envol pour Melbourne où devrait se disputer le premier GP de la saison dans dix jours, il ne semble pas certain du tout que les deux courses suivantes, à Barheïn puis au Vietnam, pourront avoir lieu.

Après l'annulation ou pour le moins le report annoncé voici déjà une dizaine de jours du GP de Chine, c'est son voisin le Vietnam qui est logiquement menacé par l'épidémie de coronavirus. Normal quand on sait que ce pays asiatique a une large frontière avec la Chine et que la ville d'Hanoï où doit se disputer le premier GP du Vietnam le 5 avril est plus proche de l'épicentre du virus que Shanghai.

Mais le problème, en fait, ne vient pas de là, mais bien d'Italie, le pays européen le plus touché.

Pour tenter au mieux d'endiguer la maladie et éviter qu'elle se répande plus rapidement, les autorités vietnamiennes ont décidé de placer en quarantaine (soit quatorze jours d'isolement) tous les passagers italiens ou en provenance d'Italie. Une mesure qui, sauf exception du gouvernement, risque de poser un problème insoluble pour les deux écuries italiennes (Ferrari et AlphaTauri) mais aussi d'autres teams possédant du personnel en provenance de la Botte comme Alfa Romeo ou Haas. Sans compter tous les membres de Pirelli, le manufacturier unique de la F1.

On peut donc craindre là aussi un report. Et si les F2 et F3 ont roulé en début de semaine à Bahreïn, n'oublions pas que les teams étaient arrivés sur place avant la propagation quasi mondiale désormais du virus. Si la situation sanitaire n'évolue pas rapidement, le 2e rendez-vous du calendrier F1 risque lui aussi d'être suspendu, tout comme l'ont été les deux premiers MotoGP au Qatar ce week-end et en Thaïlande.

Les débuts de la Super Formula à Suzuka en avril ont déjà aussi été annulés, tandis qu'on a de plus en plus de doutes sur le bon déroulement de la première manche des GT World Challenge et de l'Eurocup Formula Renault programmés à Monza mi-avril...