Duez et ses équipiers ont testé la SEAT Toledo GT hier à Francorchamps

FRANCORCHAMPS Le nez agressif, la robe argentée élargie, son moteur 3 litres V 6 biturbo pétaradant: la SEAT Toledo GT que l'importateur belge a décidé d'aligner dans un mois aux 24 Heures de Spa-Francorchamps a fait une entrée remarquée, hier sur le tracé ardennais. Plein soleil sur le Raidillon pour cette présentation officielle de la voiture et de l'équipage qui se lancera, fin juillet, dans le premier tour d'horloge de la marque. «Nous sommes partis de la base de la Toledo Silhouette, que nous avons élargie aux normes GT, explique Benoît Bagure, l'ingénieur français délégué par SEAT Sport, pour superviser ce projet réalisé pour le team espagnol DMR . Le moteur n'est autre que l'Audi 3 litres V 6, sur lequel nous avons placé un biturbo. La voiture a démontré une fiabilité exceptionnelle. Et même si elle n'a pas encore effectué un tour d'horloge, elle compte actuellement quelques 3.000 km de courses au compteur sans avoir connu de pépin.»

Et même si, en performance pure, cette Toledo XXL, ne pourra certainement pas viser la pole-position sur la grille de départ, ses quelques 500 chevaux devraient l'aider à se maintenir devant le peloton des Porsche. «Il ne faut pas rêver, explique Marc Duez, triple vainqueur de l'épreuve, dont il s'agira de la 26e participation au double tour d'horloge ardennais. Nous ne pourrons pas aller chercher les Viper, Ferrari, Saleen et autres Lister de pointe. Mais on a une carte à jouer, juste derrière. Pour ce que j'ai pu voir de la voiture, elle est très performante.»

Actuellement en tête du championnat d'Espagne GT avec cette voiture Miguel Angel De Castro, deuxième des 24 Heures, l'an dernier aux côtés de David Sterckx au volant d'une Lister, s'est surtout appliqué à faire évoluer déjà, cette Toledo, malgré l'absence des pneus larges, seulement disponibles à partir de début juillet. «D'autres essais sont prévus mi-juillet à Valence, explique le Français Christian Lavieille, ancien double champion du monde d'endurance moto et, surtout, lauréat à quatre reprises, des 24 Heures moto de Spa. Je connais très bien le circuit, mais il faut que j'apprenne à mieux enrouler les virages que j'avais l'habitude de couper sur deux roues. La voiture est très performante. Avec l'expérience de Marc et le métier de Miguel Angel, je crois que nous formons un équipage homogène.»

Homogénéité et fiabilité, deux des principales recettes pour briller dans un double tour d'horloge.

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