Robby Gordon rêve toujours d’une première victoire américaine au Dakar

BUENOS AIRES Déjà venu en masse pour assister aux trois journées des vérifications techniques au parc des expositions de La Rural, le public était une nouvelle fois au rendez-vous hier, dans le centre de Buenos Aires, pour vivre le départ cérémonial de la deuxième édition sud-américaine du plus grand rallye-raid au monde.

Dressé au pied de l’Obélisque de la Plaza de la Republica sur l’Avenida de 9 Julio, à quelques centaines de mètres du Rio de la Plata, le podium de départ a été une nouvelle fois l’occasion pour l’Américain Robby Gordon de mesurer sa popularité sur le continent américain.

Au volant de son Hummer portant le numéro 302, le Californien n’a pas hésité à faire vrombir bruyamment son V8 de 7 litres, un big block équipant de nombreux modèles de General Motors, comme les Corvette ou les Camaro. En fait, ce Hummer H3 n’a pas grand-chose de ce 4x4 typiquement américain qui a acquis une image assez négative en Europe en raison de sa gloutonnerie légendaire.

Sous sa coque en fibre de carbone se cache un châssis tubulaire et les 400 chevaux de son V8 sont transmis aux seules roues arrière, ce qui lui permet comme l’autorise le règlement de bénéficier de débattements de suspensions particulièrement généreux.

Avec Mark Miller chez Volkswagen, Robby Gordon sait qu’il représente les plus grandes chances de victoire américaine au Dakar : “J’ai été le premier Américain à remporter une étape sur le Dakar et j’en suis fier. Mais cela serait tellement plus important d’être la première équipe américaine à gagner le Dakar !”

Troisième l’an dernier derrière les intouchables Volkswagen Race Touareg rescapés, celui qui est aussi l’un des grands spécialistes de la Nascar, et vainqueur de multiples Bajas, est encore plus optimiste que voici douze mois : “La saison de rallye 2009 a été parfaite pour nous avec un podium au Dakar et le titre dans la série Score. J’ai été ravi de découvrir le tracé de cette édition 2010, qui fera la part belle aux étendues de sable. Le Hummer est à l’aise sur ce genre de terrain !”

Les 251 kilomètres de la première étape de samedi ne seront qu’un apéritif pour Gordon, qui attend de s’exprimer dans le désert de l’Atacama...



© La Dernière Heure 2010