Le directeur intérimaire du circuit Jean-François Théâtre n’est pas au courant du tout du projet touristique « Pole Village » basé autour de Francorchamps, au niveau des parkings de Ster, à proximité du Raidillon.

Annoncé en 2013 par le vice-président du gouvernement wallon et ministre de l’économie Jean-Claude Marcourt, l’énorme projet touristique basé autour du circuit de Spa-Francorchamps semble se développer.

Baptisé "Pole Village" et soutenu par la Région Wallonne, ce vaste "parc d’attractions" élaboré sur 127 hectares apparemment déjà achetés par la société United by sur la commune de Ster (des actes notariaux ont déjà été signés selon Michael Schmetz, ancien pilote amateur et l’une des figures de proue du projet) prévoit un golf 9 trous, 2 pistes synthétiques de ski, un bobsleigh, une société d’attelage, un centre de vacances avec un club house avec vue panoramique sur le Raidillon. "Nous sommes déjà bien avancés, le projet privé doit se concrétiser endéans les 3 à 5 ans" a confié Michael Schmetz à SpeedactionTV.

Seul hic : le circuit n’est pas du tout partie prenante. Pire que cela même puisqu’officiellement personne n’a été contacté. "Nous ne sommes pas au courant, nous avons pris connaissance de ce projet dans la presse" nous a confié hier Jean-François Théâtre, directeur général du circuit par intérim. «"Honnêtement, cela nous fait un peu rire. Certaines choses me paraissent irréalistes. Il n’est en tout cas pas question d’exploiter l’image du circuit ou d’avoir vue le site sans notre accord."

Pour exemple, afin de pouvoir exploiter la villa privée (elle appartient au RAC Spa pour lequel travaille Pierre Delettre) située à la Source pour ses invités, Frédéric Bouvy, patron du Knokke Out, a dû payer un certain nombre d’entrées au circuit. "Le fait que nous soyons sur un terrain privé ne change rien. Si nous avions refusé l’accord commercial, le circuit aurait gâché la vue en plaçant un grand panneau" nous avait expliqué en son temps l’ex-vainqueur des 24H de Spa.

Pour voir ce projet "Pole Village" aboutir, il faudra donc inévitablement négocier avec le circuit. Cela devrait être facilité sans doute par le fait que le principal "parrain" de la piste de Francorchamps n’est autre que la Région Wallonne (elle paie d’importants subsides pour le circuit mais aussi le GP). Gageons que le successeur du « démineur » Théâtre sera, lui, mis au parfum à temps. Et qu’une saine collaboration pourra voir le jour. Tout le monde, à notre humble avis, aurait à y gagner…