Vande et Verreydt seules légendes belges face à trois stars du WRC.

Pour leur quinzième édition déjà en Historic, les Legend Boucles changent de visage. Pour la première fois, il n'y aura plus de spéciale dans la région liégeoise. Adieu Stoumont et Rahier qui ravissaient encore les habitués des anciennes Boucles. Désormais, le parcours du samedi sera concentré dans la région de Bastogne, tandis que la journée du dimanche restera composée intégralement d'étapes forestières.

Du côté du plateau, on est redescendu sous la barre des 300 engagés (340 en 2019, 298 cette année) ce qui est bien suffisant avec 40% de nouveaux équipages ce qui est rassurant pour l'avenir.

Il y a cette année cinq catégories: les Classic 50, 60, les Challenger, les Demo (une quinzaine d'autos toujours la plupart déjà vues avec une Ford Escort WRC et une R5 ex-Chatriot comme principales nouveautés) et bien sûr les Legend.

Et dans cette catégorie, l'équipe de Pierre Delettre a fait fort en annonçant trois grands noms étrangers, trois pilotes issus du WRC dont deux y roulaient encore l'an dernier. Séduit par l'épreuve, Mikko Hirvonen remettra son titre en jeu au volant d'une Ford Escort MKII de la nouvelle équipe de Laurent Berthet, tandis que Craig Breen prendra les commandes de la BMW M3 Gr.A de Mats Van den Brand et que Kris Meeke sera très certainement le grand favori sur l'Escort MKII de chez Christophe Jacob, l'auto victorieuse des deux dernières éditions.

Face à ce trio très attractif, les ténors belges manquent à l'appel. Pas de Thierry Neuville ni de François Duval pour parler des plus récents vainqueurs ni de Porsche pilotées par Grégoire de Mevius ou Bernard Munster. Bruno Thiry et Freddy Loix sont aussi absents cette année tout comme les trois mousquetaires Patrick Snijers, Robert Droogmans et Marc Duez.

"On a changé de philosophie et aujourd'hui la catégorie Legend est devenue un rallye de vitesse pure (il n'y a plus de notion de régularité) avec de plus en plus de pilotes de la nouvelle génération," admet Pierre Delettre.

Parmi les anciennes gloires, on ne compte plus que les inséparables Jean-Pierre Van de Wauwer et Renaud Verreydt. Stefaan Stouf (Escort MKI) est le troisième et dernier ancien lauréat belge au départ.

Les "mamys" seront donc confiées désormais à des jeunes très rapides, les représentants de la nouvelle génération avec quatre candidats au titre national cette année à savoir Guillaume de Mevius (Porsche), Sébastien Bédoret (Skoda 130 Gr.B), Cédric Cherain (Ford Escort MKII) et le champion en titre Adrian Fernémont (Escort MKII).

Mais le mieux préparé et sans doute le mieux armé à Bastogne n'est autre que le héros local Fred Caprasse. Troisième puis deuxième en 2018 et 2019, il ne lui manque plus qu'une première victoire. Pas évident face au gratin étranger et particulièrement son équipier irlandais.

Attention aussi aux Porsche de Fred Bouvy (une super Groupe 4 à voies étroites) et Yves Matton (Gr.3), aux Escort de Gino Bux et Johny Delhez, aux Opel Ascona 400 (avec Stefaan Prinzie et Dirk Van Rompuy), aux M3 de Tom Van Rompuy et de l'Italien Gabriele Noberasco ou encore à l'Opel Corsa d'Olivier Cartelle et surtout la Kadett GTE Gr.4 de l'Allemand Jorg Berlandy.

Bref, il y aura toujours de quoi glisser et se régaler sur et aux bords de spéciales qu'on espère enneigées les 1er et 2 février prochains.