La tradition est respectée et le huis clos ne changera pas grand-chose, l’épreuve se disputant depuis 15 ans face à des gradins vides. Malgré la crise liée à la pandémie, les 24H de Dubaï offrent toujours un savant mélange entre vacances, exotisme et sport automobile pour les pilotes masqués et surtout négatifs.

Une semaine après les 12H de Bahreïn réunissant seulement douze équipages, 52 voitures sont attendues, ce vendredi à 15 h (midi chez nous), au départ du double tour d’horloge dans le plus célèbre des Émirats. Les organisateurs néerlandais de Creventic limitent les dégâts certes, mais on est loin de la moyenne de 80 engagés. C’est même le plus faible plateau en seize éditions. Avec seulement 17 GT3, dont 8 en "Pro".

En dehors de la crise financière liée au coronavirus, il y a bien sûr le lourd protocole sanitaire à respecter et le souvenir d’une édition 2020 tombée à l’eau avec seulement 7 h de course avant l’inondation du circuit.

Même si l’effet de mode est passé, vingt-deux pilotes belges ont néanmoins effectué le déplacement, dont seulement quatre Francophones et deux "pros", Dries Vanthoor et Nico Verdonck. Parmi les bons coups de volant, on ajoutera encore les Longin père et fils, Mathieu Detry, Louis Machiels et Stéphane Lémeret.

Au total, six teams belges sont de la partie, ce qui représente près d’un sixième du plateau.

Seul Audi Team WRT peut prétendre cette année à la victoire absolue avec la seule R8 LMS de Dries Vanthoor et Louis Machiels épaulés par Benjamin Goethe, Kelvin van der Linde et Frank Bird.

Vieux fidèle, André Van Hoof (Speed Lover) engage deux Porsche 991 Cup, AC Motorsport deux Audi RS3 (et une de plus pour QSR Racing), ProSport Performance aligne l’Aston Martin Vantage de Rodrige Gillion et enfin PK Carsport fait débuter sa BMW M2 CS Racing.

VdS Aventures, l’équipe de Raphaël Van der Straeten, brille cette année par son absence (comme les habitués Christian Kelders, Tom Boonen ou encore Gilles Magnus) lors d’une édition un peu particulière où l’on tiendra plus facilement ses distances en piste avec un nombre raisonnable d’équipages.