Quand Rocky se prend pour un pilote et donne naissance à un cartoon…

S’il y a bien un film sur les bagnoles qui a fait bondir plus d’un fan dans son siège lors de sa sortie dans les salles obscures, c’est bien Driven. Sylvester Stallone réalise un vieux souhait en s’aventurant dans l’univers des sports mécaniques et plus précisément dans le milieu du CART (Champ Car) américain. Sly regrettera amèrement ce crash spectaculaire par la suite…

Le pitch : Un jeune rookie nommé Jimmy Bly (Kip Pardue) crée la surprise en rivalisant avec le champion allemand Beau Brandenburg (Til Schweiger) pour le titre en CART. Mais, n’ayant pas les épaules assez larges pour endosser le rôle de favori au championnat, il ne supporte plus la pression et connaît un passage à vide. Son team manager, Carl Henry (Burt Reynolds), décide donc de rappeler son ancien pilote Joe Tanto (Sylvester Stallone) pour l’aider à retrouver le chemin des victoires.

L’anecdote : Depuis de nombreuses années, Stallone rêve de tourner un film sur la Formule 1. On voit l’acteur à plusieurs reprises sur les Grands Prix au cours des années 90. Des contacts sont noués avec Bernie Ecclestone, le grand argentier du championnat, pour obtenir les droits d’image. Mais Mr. E se montre trop gourmand financièrement et le projet finit par capoter. Stallone se rabat donc sur le CART, équivalent US de la F1. Feu vert quasi immédiat des organisateurs ! Sly souhaitait également s’inspirer de la vie d’Ayrton Senna pour le pitch de son film. Heureusement, pour la mémoire du Brésilien, que ce ne fut pas le cas vu le résultat final…

Notre avis : Plus navet que Driven, tu meurs ! Il y a énormément de choses à redire sur l’œuvre réalisée par Renny Harlin avec Stallone au scénario. Le long-métrage fait plus penser à un cartoon qu’à un vrai film d’action. Les accidents sont ridiculement spectaculaires avec des monoplaces effectuant des séries surréalistes de tonneaux. Sans parler des scènes grotesques comme celle de la course-poursuite dans Chicago à 300 km/h… sans casque et en santiags ! On a l’impression que le montage a été fait par un môme de 10 ans tant les plans s’enchaînent sans aucune logique. Cerise sur le gâteau, les personnages ne sont pas assez fouillés et, parfois, on se demande ce qu’ils font là. Aujourd’hui, il faut prendre Driven comme un Looney Tunes : deux heures de surréalisme qui vous feront marrer dans votre sofa.

La cote : 3/10.

Disponible : DVD ou streaming.