Le pilote Mercedes vise un 6e titre mondial, mais se méfie beaucoup de Ferrari.

C’est un Lewis Hamilton serein et très détendu qui est apparu jeudi dans le paddock pour le premier Grand Prix de la saison. "J’ai profité de l'hiver pour recharger mes batteries en faisant plein de choses et en voyageant beaucoup", a raconté le pilote Mercedes après avoir rendu hommage à son ami Charlie Whiting disparu brutalement jeudi matin. "J’ai même fait du surf, mais pas ici en Australie car j’ai peur des requins", a-t-il rigolé.

Il en est ensuite venu aux choses sérieuses : la saison 2019 et la nouvelle W10. "Je voudrais d’abord que vous sachiez bien tous que ma motivation est intacte. J’aime toujours autant ce sport. Je ne suis pas lassé par les succès et les titres. Je ne vise aucun record en particulier, mais j’aime toujours autant piloter et gagner. J’ai vraiment hâte de reprendre le combat, que les feux s'éteignent et que la saison redémarre. L’inter-saison me semble toujours trop longue."

La concurrence est prévenue. Son équipier Valtteri Bottas en premier. "Il n’y a pas de raison de changer une équipe qui gagne. La collaboration avec Mercedes, mon équipier, tout est parfait. On a tout gagné ces quatre dernières années donc je ne vois pas pourquoi je me ferais du souci même si je sais que nos adversaires s’améliorent et se rapprochent au fil des saisons."

C’est notamment le cas de Ferrari. "Ils sont apparus très forts lors des essais de Barcelone. Leur monoplace 2018 était déjà au niveau de la nôtre l’an dernier, mais ils ont encore progressé. À l’heure actuelle, je dirais même qu'ils ont une avance sur nous. En Catalogne, j’avais parlé d’une demi-seconde d’écart. J’espère que, grâce à notre travail, nous avons réduit ce retard."

Ce vendredi, le Britannique a même signé le meilleur chrono des deux premières séances libres. Il reste donc bien le favori, l’homme à battre. "Je suppose que oui, même s’il faudra attendre la qualif pour avoir une vision réelle de la nouvelle hiérarchie. Je ne crois pas que nos rivaux aient encore dévoilé tout leur potentiel. Je ne prévois en tout cas pas un début de saison dominant. Je veux être à l’arrivée dimanche pour ramener un maximum de données et marquer des gros points. On a vu en 2018 que même si l’on démarrait derrière, on a une super-équipe et on est capable de remonter grâce à un gros développement en cours de saison. Notre nouvelle auto n’est pas encore parfaitement au point, mais je suis convaincu qu’elle sera de plus en plus performante. Je suis donc confiant et impatient de repartir au combat. En fait, moins cela semble facile, plus cela m’excite."

Un vrai racer qui ne devrait plus écraser les GP, mais reste néanmoins favori à sa propre succession. Les Ferrari et ce diable de Max Verstappen n’ont qu’à bien se tenir. Quant à Valtteri Bottas, sa tâche s’annonce toujours aussi compliquée. Pas simple d’être l’équipier d’un quintuple champion. Ni d’un double d’ailleurs. N’est-ce pas Stoffel ?