Il ne manquait plus que ça. Ferrari vivait déjà une saison pourrie en Formule 1. La démission avec effet immédiat de son CEO est la cerise sur un gâteau bien amer. Louis Camilleri, qui occupait ce poste depuis l'été 2018 et le décès de Sergio Marchionne, a choisi de quitter le navire "pour raisons personnelles". C'est John Elkann, le président (chairman) de la marque au cheval cabré, qui cumulera les fonctions jusqu'à nouvel ordre.

"Ferrari fait partie de ma vie et ce fut un privilège d’en être son président directeur général, a commenté Camilleri dans un communiqué diffusé par le constructeur italien. "L’admiration que je porte aux hommes et aux femmes de Maranello ne connaît aucune limite. Je suis fier des réussites de l’entreprise depuis 2018 et suis convaincu que ses meilleures années restent à venir"

La démission-surprise de Camilleri, qui quitte également ses fonctions de président de Phillip Morris, est un coup de tonnerre que personne n'avait vu venir, y compris au sein de la Scuderia qui s'est réveillée groggy ce matin. "Nous ne nous y attendions clairement pas", reconnait Laurent Mekies, qui remplace Mattia Binotto à nouveau absent ce week-end à Abou Dhabi. "Nous avons appris la nouvelle en même temps que vous. Il avait attrapé le Coronavirus il y a quelques semaines. Il n'a pas été fortement touché mais cet épisode a surement joué un rôle dans sa décision."

Ferrari se retrouve donc ce vendredi avec un CEO et un team principal intérimaires. Toutefois, ces deux cas de figure ne sont pas liés. "Non, l'absence de Mattia n'a aucun lien avec la démission de Camilleri", insiste Mekies. "Mattia ne se sentait pas bien après Sakhir et les docteurs lui ont demandé de prendre du repos pour se soigner. Il va bien, je vous rassure."

En attendant, avec Luca di Montezemolo, Sergio Marchionne et Louis Camilleri, le Cavallino a vu trois personnes se succéder à sa tête en seulement six ans. Pas top...