En pole, Eric Van de Poele (MC12) vise un 6e succès; Kumpen, associé à Mollekens, son premier

FRANCORCHAMPS Alors qu'en coulisses on discute encore de l'avenir à donner aux 24 H de Spa (voir interview de Stéphane Ratel en S 27), il est d'ores et déjà acquis que cette 61e édition sera la dernière des GT1 dans leur configuration actuelle.

Pour la cinquième et dernière fois donc, les Maserati MC12 turquoises du team Vitaphone, lauréates en 2005, 2006 et 2008, s'élanceront avec la cote de grandes favorites.

Déployant des moyens démesurés par rapport à la concurrence, l'équipe de Michael Bartels a placé ses trois voitures aux trois premières places jeudi lors d'essais tronqués. Avec dix minutes de piste plus ou moins sèche avant le déluge, le feu d'artifice des qualifs s'est transformé en pétard mouillé.

Avec une pole signée par Alex Muller à plus de quatre secondes du meilleur temps de 2008, on n'en sait guère plus sur le rapport des forces en présence.

En l'absence d'Aston Martin ou de Saleen de pointe, seules trois Corvette préparées en Belgique tenteront de donner la réplique à l'armée italo-allemande. Et d'empêcher Eric Van de Poele, recordman du nombre de victoires, de signer un sixième succès.

Mais attention, même s'il partira devant sur la n° 2, Tintin ne partage plus la voiture n° 1 du chef Bartels et son dream team (Bertolini, Sarrazin, Negrao).

Stéphane Lémeret et Vincent Vosse étant consignés aux seconds rôles, les principales autres chances de succès belge reposent sur les épaules d'Anthony Kumpen et Kurt Mollekens sur la C6-R du PK Carsport, voire de Maxime Soulet et Bert Longin sur l'Américaine de SRT.

Vainqueur à Oschersleben, deuxième du championnat FIA GT à deux points de Bartels-Bertolini, Kumpen aborde cette course en songeant au titre.

"Je vois bien la MC12 de Van de Poele et les deux autres Corvette n'ayant rien à perdre partir devant, explique le Hasseltois. Vu qu'il n'y a plus de points après 6 h et 12 h, on démarrera plus calmement. En calquant notre rythme sur celui de la n° 1. Le plan consiste à passer à l'attaque la nuit."

L'ultime duel spadois entre Maserati et Corvette pourrait bien nous tenir en haleine durant vingt-quatre heures...



© La Dernière Heure 2009