Quarante ans après la troisième place absolue de son papa Jean-Michel et de son oncle Philippe sur la Rondeau Belga, Maxime Martin est enfin monté sur le podium des 24 Heures du Mans. "Et sur la première marche moi", rigole-t-il après son succès en GTE-Pro au terme d'une lutte terrible. "Celle-là c'est effectivement une belle. Jamais je n'ai dû me battre autant pour remporter une course de 24 heures. Durant 21h, l'écart n'a pas dépassé les cinq ou six secondes. C'était très intense. Epuisant. On a cravaché comme des fous. On a juste pu relâcher un peu la pression à trois ou quatre heures de l'arrivée quand la Ferrari a changé ses freins ce que nous n'avons pas dû faire. On s'est retrouvé avec cinquante secondes puis plus d'une minute d'avance grâce à une slow zone favorable."

N'empêche que vous n'êtes jamais à l'abri d'une mauvaise surprise. "Exact. D'ailleurs il n'aurait pas fallu que la course dure plus longtemps car derrière la voiture de sécurité, à un quart d'heure de l'arrivée, on a cassé la suspension arrière gauche de notre Aston. Heureusement on avait une bonne avance et on a pu terminer comme cela."

Une victoire au Mans, cela compte dans la carrière d'un pilote. Est-ce le plus beau fleuron à son palmarès ? "Non cela reste ma première victoire aux 24H de Spa. La première est souvent la plus belle. Dans tous les domaines. Et puis c'était chez moi, devant ma famille, mes amis, au général en plus. Mais honnêtement, celle-ci vient juste après car cela a été très intense."

Du coup, Aston Martin est sacré en GTE-Pro et Max revient à quelques points de ses équipiers. "Celui qui sera devant à Bahrein sera sacré. On va essayer d'aller chercher ce titre en WEC."

Mais avant cela, dès le week-end prochain, il sera au départ des 24 Heures du Nürburgring aux commandes d'une... Porsche du Frikadelli Racing ! "Avec normalement un top équipage. Bien sûr qu'on va essayer de gagner les deux d'affilée. On ne doit pas être nombreux à l'avoir déjà fait la même année en tout cas."

Maxime est heureux. Il a la pêche. Après deux années de galères, il a enfin décroché ce succès tant attendu dans la plus grande course du monde. "Cela vaut bien une bonne petite fête ce soir..."