C’est un petit événement, Marc Marquez en première ligne, à la troisième position. C’est la première fois cette saison que l’homme aux 62 poles partira devant.

"Je suis content de cette première première ligne", souriait le Catalan en descendant de sa moto, "je sais que c’est étonnant venant de moi mais c’est un week-end sur lequel j’ai des ambitions, donc c’est bien parti. Pour la course, on verra, mais je suis déjà content avec ce résultat."

Parce que Marquez est considéré comme favori sur ce tracé d’Austin, un circuit qui tourne à gauche, comme le Sachsenring où il s’était imposé, ce qui sollicite mois son bras droit, et puis surtout il y a la ligne droite, longue de 1.200 mètres, un régal pour la puissance des Honda et des Ducati.

Ducati qui a placé trois machines dans le top 6. Zarco, Martin quatrième, Bagnaia premier. Un soulagement pour l’Italien dans sa lutte pour le titre mondial. S’il veut combler les 48 points d’écart qu’il a sur Quartararo il doit impérativement rester devant. Or Quartararo n’a rien lâché durant ces qualifications : "Franchement, je me suis plus battu que d’habitude dans cet exercice. Je n’ai pas un super feeling ici mais je voulais faire le maximum pour être le plus haut possible sur la grille."

Objectif atteint pour le Français qui pourra rester au contact de Bagnaia et éviter qu’il ne reprenne trop de points au championnat. À condition de rester sur ses roues parce qu’il n’y a jamais eu autant de chutes. Depuis le début du week-end, tous les pilotes se plaignent des bosses, très nombreuses du tracé texan. Valentino Rossi et Johann Zarco ont plaidé pour que l’épreuve soit raccourcie. Pol Espargaro s’est plaint de douleurs au cou après deux séances. Aleix, lui estime, que la piste est trop dangereuse. Quartararo la juge indigne du MotoGP, il la compare même à sa piste d’entraînement de… motocross.