Bien qu’invaincu au Sachsenring depuis 2010, Marc Marquez se méfie des Yamaha.

Tout le paddock le sait, en neuf saisons de championnat du monde, Marquez a gagné tous les Grands Prix disputés sur le Sachsenring. Un circuit vallonné, qui tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, sur lequel la technique de l’Espagnol fait merveille.

Pourtant le premier intéressé reste prudent : "Ce n’est pas parce que j’ai toujours gagné ici que ce sera encore le cas cette année. Chaque saison est nouvelle, les motos évoluent, nous devons donc nous appliquer pour faire le meilleur travail possible."

Un discours plein d’humilité de la part du champion du monde qui a modifié son approche des Grands Prix. À Assen, il a reconnu qu’il ne visait pas la victoire. Cette année, Marquez préfère une machine plus homogène, qui lui permette de jouer le podium même quand le tracé lui convient moins, quitte à faire quelques sacrifices sur ses points forts.

Jusqu’ici, l’option est payante. À part à Austin, le n°93 a toujours terminé premier ou deuxième et il n’a jamais eu une si grande avance (44 points) sur son plus proche rival, Andrea Dovizioso, avant la trêve estivale. La victoire n’est donc pas acquise et le pilote Honda n’exclut pas un succès des Yamaha, comme la semaine dernière à Assen où Viñales et Quartararo ont signé victoire, pole position et podium. Une montée en puissance due notamment à Viñales et Quartararo qui, bien que pilotes de deux équipes différentes, échangent toutes leurs données, de quoi progresser au freinage pour l’un et en vitesse de pointe pour l’autre.

Les premiers essais libres ont confirmé la tendance avec une domination de Quartararo le matin et Marquez l’après-midi. Deux séances arbitrées par Viñales et Rins sur la Suzuki. Les qualifications se joueront entre le pilote le plus acrobatique et les motos les plus agiles.