Deux titres mondiaux seulement en 2004

BRUXELLES Nouveau promoteur, Giuseppe Luongo a profité de la venue du Mondial de Supermoto, à Francorchamps, pour tenir une conférence de presse et annoncer les principaux changements des Championnats du Monde de motocross de l'an prochain. Nous avons déjà évoqué quelques-uns de ces changements dans nos colonnes, notamment en ce qui concerne la plus grande liberté laissée aux organisateurs nationaux en matière de sponsoring et de retransmissions télévisuelles, de la baisse des prix d'entrée et de l'introduction de tarifs familiaux et du retour à l'ancienne formule impliquant deux manches par catégorie.

Et c'est précisément au niveau des catégories que, en accord avec la FIM, le maître d'oeuvre a jeté un pavé dans la mare en annonçant la disparition pure et simple de la classe réservée aux 650cc.

L'an prochain, il n'y aura donc plus que deux catégories. La première baptisée MX 1 sera réservée aux 250 à moteur deux-temps et aux 450 à moteur quatre-temps; la seconde, nommée MX 2, regroupera les 125cc deux-temps et les 250cc quatre-temps, soit comme elles existent actuellement. Les pilotes de chacune de ces classes s'affronteront lors de deux manches de 35 minutes plus deux tours au cours d'environ 16 Grands Prix.

A l'heure actuelle, et pour cause, le calendrier n'est pas encore fixé définitivement (il devrait se dérouler en alternance avec celui de la Supermoto puisque c'est la même structure qui s'occupera des deux championnats), mais l'on parle de voyages aux antipodes (Australie et Japon) ainsi qu'en Afrique du Sud.

Et quid des 650? Cette cylindrée où brille Joël Smets est virée com- me une malpropre et devra, pour subsister, trouver refuge au sein d'un éventuel championnat européen.

A moins que notre rusé promoteur (il n'est pas à son coup d'essai) se la réserve au seul Mondial Supermoto. Quelle sera aussi la réaction des usines concernées? Vont-elles poursuivre leurs investissements dans cette cylindrée ou, plus raisonnablement, se consacrer aux seules 450cc quatre-temps?

Enfin, cette disparition limite encore le nombre de pilotes (60 au lieu de 90) pouvant concourir en Championnat du Monde dans le même temps qu'elle limite les frais de déplacement et les primes payées par le promoteur.

Cqfd...

© Les Sports 2003