Moteurs

Décidément, le Grand Prix de Catalogne lui réussit! Poleman et vainqueur l'an dernier en Moto2, le Français Fabio Quartararo (Yamaha-SRT) a déjà réédité la première partie de l'exploit samedi, et dans catégorie reine du MotoGP cette fois.

C'est déjà la deuxième pole pour Quartararo, qui dispute sa première saison seulement parmi l'élite. Une pole au goût de rédemption après la première décrochée en Espagne déjà, sur le circuit de Jerez, début mai.

En course, remportée par l'Espagnol Marc Marquez (Honda) devant son public, le Niçois avait été contraint à l'abandon à cause d'un problème avec le sélecteur de vitesses de sa moto.

La performance est d'autant plus remarquable que le jeune homme de 20 ans, plus jeune poleman de l'histoire de sa catégorie, vient tout juste d'être opéré pour un syndrome des loges provoquant une gêne musculaire à son avant-bras droit.

"On est encore en pole position, c'est trop bien, s'est-il réjoui au micro de Canal+. Surtout quand on sort d'une opération il n'y a que dix jours! Je me suis dit: +Dans quelles conditions je vais arriver ici+, sur ce circuit qui est vraiment un circuit que j'adore? Donc je suis vraiment satisfait d'être ici aujourd'hui."

Preuve qu'il est à son aise sur le tracé de Barcelone-Catalogne à Montmelo, théâtre de la septième manche (sur 19) du Championnat du monde 2019, le pilote Yamaha-SRT avait avant cela signé le deuxième temps des essais libres.

"Il était temps!" 

Les espoirs de première victoire française parmi l'élite de la vitesse moto depuis Régis Laconi en 1999 en Espagne également, à Valence, reposent toutes sur les épaules de Quartararo, son compatriote Johann Zarco (KTM) n'ayant une nouvelle fois pas pu faire mieux qu'une 18e place.

Un troisième tricolore, Sylvain Guintoli, pilote essayeur pour Suzuki,sera également au départ dimanche grâce à une "wild card". Il sera 23e sur la grille.

Pour espérer s'imposer, le 12e au classement des pilotes et actuellement meilleur "rookie" devra résister aux assauts de rien moins que Marquez, leader du championnat, qu'il devancera sur la première ligne dimanche.

Après des essais en demi-teinte, le Catalan s'est réveillé quand il le fallait. "On a eu du mal depuis le début du week-end mais nous étions là au bon moment. Il était temps!, a admis le quintuple champion du monde MotoGP. Je suis heureux de cette deuxième place même si, honnêtement, (sauf une petite erreur en piste, ndlr) j'aurais pu être en pole car je me sentais très bien sur la moto. L'objectif est atteint, on verra demain".

A la suite de Marquez, une flopée de Yamaha s'alignera, avec l'Espagnol Maverick Vinales pour fermer la première ligne, devant les Italiens Franco Morbidelli, sur une moto satellite de l'équipe SRT, et Valentino Rossi.

"C'est difficile de savoir si la moto sera bonne demain", tempère toutefois Vinales. Les "Yam", surtout officielles, pèchent en effet en course depuis le début de la saison. "Il faut continuer de travailler. Il est important de terminer avec un bon sentiment."

Vinales sous enquête 

Attention aussi, le Catalan pourrait se voir pénalisé pour avoir gêné le poleman pendant les qualifications.

C'est l'Italien Andrea Dovizioso (Ducati), le dauphin de Marquez pour 12 points, qui hérite de la sixième place sur la grille.

Son compatriote et équipier Danilo Petrucci (Ducati), l'Espagnol Alex Rins (Suzuki), meilleur temps des essais libres et 3e du classement des pilotes, et le Britannique Cal Crutchlow (Honda-LCR) se sont qualifiés en troisième ligne.

En Moto2, l'Espagnol Augusto Fernandez, 21 ans, a décroché sa première pole devant le Suisse Thomas Lüthi. Le premier au classement des pilotes, l'Italien Lorenzo Baldassarri, est 7e derrière son dauphin pour deux points, l'Espagnol Alex Marquez.

En Moto3, la position de pointe revient à l'Argentin Gabriel Rodrigo. Le leader espagnol du championnat Aron Canet (5e) est le mieux placé des favoris, devant son dauphin pour trois points, l'Italien Lorenzo Dalla Porta (9e).