Il y a des mois que les négociations pour une prolongation de contrat entre Ducati et Dovizioso s’éternisent, malgré qu’il n’y ait plus de bons guidons disponibles. En cause, le Coronavirus et cette saison raccourcie, en mars, l’entourage du pilote rappelait qu’il n’avait pas été augmenté quand le championnat était passé de dix-neuf à vingt épreuves et qu’il ne voyait donc pas pourquoi ce salaire devait être drastiquement réduit en fonction du nombre de courses. Un conflit qui s’ajoutait à celui opposant le vice-champion du monde à son équipe technique à laquelle il demande depuis un an une refonte de la machine. Après des mois de discussions, le manager de "Dovi" a annoncé que les conditions pour continuer n’étaient pas réunies et que le pilote souhaite maintenant se concentrer sur son pilotage et sortir ces discussions de son esprit.

Ducati prend acte et regrette la décision de son triple vice-champion du monde. "En trois ans, il n’y a que Marquez qui a gagné plus de victoires qu’Andréa", rappelle le patron de l’écurie Paolo Ciabatti.

Viñales en pole

Une annonce qui tombe alors que Spielberg est l’un des meilleurs circuits pour Ducati et "Dovi" qui y a signé deux victoires et deux podiums en quatre saisons. Cette année encore, le n°4 nourrit des ambitions. Jusque dans les dernières minutes des qualifications, il tenait le troisième temps, derrière Viñales et Quartararo. El il a fallu un dernier tour lancé de Miller, sur la Ducati Pramac, pour repousser l’Italien en deuxième ligne alors que l’Australien partira entre les deux Yamaha.

Bon résultat également de Pol Espargaro sur la KTM, lui aussi candidat à la victoire, qui s’élancera de la cinquième place, juste devant Joan Mir sur la Suzuki, soit quatre marques et six pilotes en deux dixièmes de secondes. Le Grand Prix s’annonce dès lors ouvert, tout comme la succession de Dovizioso chez Ducati Corse. Le nom de Lorenzo a refait surface, mais celui de Zarco circule aussi, le Français auteur du neuvième temps.