Maverick Vinales a signé la cinquième victoire de sa carrière en Moto GP, 525 jours après son succès précédent. C’était le 21 mai 2017 au Mans.

Deuxième sur la grille, Maverick Vinales a plutôt mal entamé son périple australien. Après deux tours, il était neuvième et le tandem Marquez-Dovizioso s’en donnait à cœur joie aux avant-postes. Puis, le pilote Yamaha a repris ses esprits, s’est concentré et est enfin redevenu lui-même. Il prit les devants vingt tours avant l’arrivée et à partir de là, il géra son avance qu’il porta généralement à plus de 2 secondes. Sa tâche fut facilitée par l’accrochage idiot entre Zarco et Marquez, le Français, trop nerveux, boutant hors de la piste le champion du monde. Zarco n’a toujours pas gagné une course, ça l’énerve mais ce n’est pas une raison pour ne pas contenir ces émotions. Comme d’habitude, ce fut un Grand Prix nourrissant parfaitement les palpitations. Certes, Vinales prit la poudre d’escampette mais pour la deuxième place, le combat fut âpre. Dovizioso et Bautista revendiquèrent longtemps le premier accessit et finalement, c’est l’intrépide Iannone qui monta sur la deuxième marche du podium devant Dovizioso, Bautista, Rins et Rossi. Pour Vinales, l’homme aux cinq succès seulement, ce Grand Prix fut une cure de jouvence.

Une unité, ce n’est pas grand-chose et parfois, pourtant, un point, c’est tout ! En finissant 15e, Xavier Siméon a désormais son nom au palmarès du Moto GP, le but qu’il vise depuis quelques semaines.

« Après un mauvais départ, un de plus, tout simplement parce que l’embrayage fait des siennes, j’ai heureusement pu revenir sur mes adversaires dans le premier tour. J’ai pu me battre entre la 11e et la 15e place mais à 10 tours de l’arrivée, le flanc gauche de mon pneu arrière était littéralement détruit. J’ai perdu des places et je me suis accroché à la 15e position, valant un point au championnat du monde. Depuis que je dispose de cette Ducati 2017, je progresse plutôt bien. Dans une semaine, en Malaisie, je serai d’attaque pour monter un peu plus dans la hiérarchie. »

Xavier Siméon n’est jamais meilleur que dans l’adversité.