Moto GP Deuxième victoire de Dovizioso, devant Marquez, au terme d’un mano à mano de toute beauté.

Comme on s’y attendait, ce Grand Prix s’est transformé en duel Marquez-Dovizioso, les deux rivaux au championnat équipés des deux machines les plus performantes. Un duel qui a failli tourner court dès le deuxième virage, en bout de ligne droite, lorsque Marquez qui avait pris la tête a raté son freinage et obligé Dovi à se relever pour éviter la collision. Une première friction qui a permis à Quartararo de prendre la direction du peloton, devant Rins, Dovizioso, Miller et seulement Marc Marquez.

Il a fallu cinq tours pour que les deux ténors repassent en tête, profitant de la vitesse de pointe de leurs motos, clairement supérieure à celle de la Yamaha. Une Yamaha qui compensait parfaitement dans le sinueux et magnifiquement pilotée par Valentino Rossi, rapidement remonté à la cinquième position, puis la quatrième après la chute de Miller au 8e tour.

Dans un premier temps c’est Marc Marquez qui a mené, Dovizioso se contentant de le suivre sans se priver de se porter à sa hauteur pour montrer qu’il en avait encore derrière la poignée. C’est ensuite l’Italien qui a pris les devants mais sans parvenir à creuser un écart quelconque, même si le rythme avait augmenté, de quoi décramponner Quartararo 3e, suivi par Rossi, Viñales, Rins et les deux autres rookies, Bagnaia et Oliveira, premier représentant KTM à domicile. Dovizioso et Marquez isolés, il ne restait plus qu’à attendre le début des hostilités. Durant trois tours, le pilote Honda a observé au plus près la Ducati et ses trajectoires avant de lancer l’offensive.

Deux boucles magnifiques durant lesquelles les deux hommes se sont échangé le leadership à quatre reprises au prix de dépassements audacieux et toujours très propres. Au moment d’aborder le dernier tour, c’est le Catalan qui était en tête, l’Italien semblant un peu loin pour l’attaquer. Mais Dovi y a cru et a tenté l’impossible dans le double droit avant l’arrivée. Une infiltration parfaite, par l’intérieur qui a coincé l’Espagnol, tout en réussissant à rester sur la trajectoire. "Je ne pensais pas que c’était possible mais ça a fonctionné, au pire j’étais deuxième", déclarait le vainqueur. Une très belle course saluée par le champion du monde qui constatait qu’il lui reste encore 58 points d’avance au classement, pas de quoi s’énerver même si le circuit autrichien reste toujours le seul sur lequel il n’a jamais gagné.