Forfait en Indonésie après une énorme chute qui lui a occasionné une commotion cérébrale, puis un nouveau problème de diplopie, forfait en Argentine, Marc Marquez est de retour à Austin, sur un circuit particulier pour lui puisqu’il y a remporté sept des huit courses disputées par le MotoGP. Un Marquez que l’on sent différent. Le sourire carnassier a disparu et l’homme est plus mesuré. Manifestement les chutes, les blessures et les convalescences ont laissé des traces. Alors, quand on lui demande s’il va jouer la victoire, une fois de plus, l’Espagnol répond : "L’approche ne peut pas être la victoire, d’autant que je ne la sens pas. Je veux juste reconstruire ma confiance. La semaine après l’Indonésie a été très dure, je n’étais pas motivé à l’idée d’aller en Argentine et d’y rouler, j’ai préféré rester à la maison. Maintenant, je dois retrouver la confiance et si je ne le sens pas, je n’attaquerai pas."

Marc Marquez en manque de confiance ! Étonnant de la part d’un pilote qui, il y a deux ans, a voulu revenir seulement quatre jours après sa fracture du bras, un retour trop précipité qui lui a finalement coûté un an. L’an dernier, il a raté le début de la saison, toujours convalescent, et ensuite les deux derniers Grands Prix après une nouvelle chute et à nouveau des problèmes des visions comme il y a dix ans. Le Catalan est marqué. Quand il est arrivé dans le box Honda, le sextuple champion du monde a été très clair avec l’équipe, on fait abstraction des blessures. "Je leur ai dit que je suis là pour courir, pas juste pour faire des tours. Je leur ai demandé de ne pas me poser de question. Je leur ai dit que, si j’avais un problème, de vision ou autre, je le leur dirai. Pour être performant, il faut travailler comme d’habitude."

Des habitudes qui sont revenues assez vite, jusqu’aux virages pris en travers, à la limite du décrochage, l’Espagnol n’a évité que de peu un nouvel highside dans la deuxième séance d’essais. Reste qu’aux qualifications il a été difficile de lutter contre les Ducati sur cette piste favorable aux moteurs. Cinq machines italiennes monopolisent les deux premières lignes au départ avec Martin, Miller, Bagnaia, Zarco et Bastianini devant Quartararo. Marquez partira neuvième derrière les deux Suzuki, pour reprendre confiance.