Moto GP Marquez ne doit inscrire que deux points de plus que Dovozioso pour être sacré.

Le casque spécial et les t-shirts floqués du chiffre 6 sont bien rangés dans le box Honda, à Buriram, parce qu’il est fort probable qu’ils seront déballés, dimanche, pour fêter le sixième titre mondial de Marc Marquez en catégorie reine, le huitième de sa carrière. Le calcul est vite fait, l’Espagnol compte 98 points d’avance sur Dovizioso au départ de ce Grand Prix et, à l’issue de cette course, il n’y en aura plus que quatre à disputer, soit 100 points à distribuer.

Autant dire que l’affaire est faite et, même si l’Italien devait remporter les cinq dernières courses et que les deux pilotes soient ex-aequo à Valence, le n°93 l’emporterait au nombre de victoires. Dans le paddock personne ne se berce d’illusion, même pas chez Ducati où on travaille déjà pour l’année prochaine parce que, comme l’a confié Danilo Petrucci, "nous devons travailler encore plus parce que nous affrontons le meilleur pilote de l’histoire".

L’analyse est osée, mais peut-être pas fausse. Marquez est en train de pulvériser tous les records. Ce titre serait son sixième en sept ans de MotoGP, seule la saison 2015 lui a échappé au profit de Jorge Lorenzo et il s’est imposé dès sa première apparition en catégorie reine. Valentino Rossi, lui, a dû attendre sa deuxième année et neuf ans pour remporter sa sixième couronne.

Marquez sacré à quatre Grands Prix de la fin, c’est très tôt, seul Rossi l’a réussi en 2005, ce qui fait dire au Doctor que Marquez est au sommet de son art. "Il est à une étape de sa carrière où il est encore jeune et très expérimenté, il est donc au top niveau. Cette saison il a été rapide partout, systématiquement 1er ou 2e, sauf à Austin, c’est presque la saison parfaite."

En 2005, Rossi avait frappé fort aussi avec 11 victoires et 16 podiums. Marquez, lui, a signé 13 victoires et 14 podiums en 2014, il pourrait en conquérir 18, cette année. Et ce, à 26 ans, alors que Valentino en avait 29 pour sa sixième victoire en championnat.

Malgré une grosse chute aux premiers essais libres et une courte hospitalisation, le Catalan n’a rien changé à son approche. Sixième des EL2, il vise le podium et s’il n’est pas champion en Thaïlande, "pas grave", dit-il, "Honda sera heureux de fêter le titre au Japon."